Conduite par son président, Simon Batcho, une délégation de l’Association nationale des retraités du ministère de la Santé (ANRMS) a effectué, ce mardi 3 novembre 2026, une visite institutionnelle au Centre hospitalier international de Calavi (CHIC). Entre présentation détaillée de l’établissement, échanges directs avec son administration et découverte de plusieurs services spécialisés, cette immersion a permis aux visiteurs de mieux apprécier les capacités de cette infrastructure sanitaire de référence. Au terme de la visite, les membres de l’association se sont déclarés particulièrement satisfaits de l’accueil, des équipements et des perspectives offertes par ce joyau sanitaire.*
Le Centre hospitalier international de Calavi (CHIC) a ouvert ses portes, ce mardi 3 novembre 2026, à une délégation de l’Association nationale des retraités du ministère de la Santé (ANRMS), dans le cadre d’une visite de découverte et d’imprégnation institutionnelle. Composée d’une vingtaine de membres et de personnalités ressources, la délégation était conduite par le président de l’association, Simon Batcho. Cette initiative visait notamment à permettre aux anciens professionnels du secteur sanitaire de découvrir de visu les installations, les équipements, les spécialités médicales et le fonctionnement de cette infrastructure hospitalière de nouvelle génération.
À leur arrivée, les visiteurs ont bénéficié d’un accueil particulièrement chaleureux de la part de l’administration du CHIC. La délégation a été reçue dans la salle de conférence par une équipe dirigeante composée de la directrice générale adjointe, Florence Djetta, d’Adémon Adébayo, responsable de la cellule internationale, et d’Atindéhou Bidel, responsable de la communication. Après les civilités d’usage, la rencontre a débuté par les mots de bienvenue de la directrice générale adjointe, qui a exprimé sa satisfaction de recevoir les membres de l’ANRMS.
*Florence Djetta salue la discipline et la mobilisation des visiteurs*
Dans son intervention introductive, Florence Djetta a souhaité la bienvenue à la délégation et souligné le caractère remarquable de sa mobilisation. Elle a notamment relevé que les 21 personnes annoncées étaient effectivement présentes, une ponctualité qu’elle a saluée comme le témoignage de la discipline et du sérieux qui caractérisent l’association.
La directrice générale adjointe a ensuite présenté les grandes lignes du programme de la visite. Elle a expliqué que, compte tenu de l’étendue des installations et de la diversité des services du CHIC, il serait difficile de parcourir l’ensemble de l’établissement en une seule journée. Une présentation institutionnelle devait donc permettre aux visiteurs de mieux comprendre la vocation de l’hôpital, avant une visite guidée de quelques unités et espaces jugés particulièrement représentatifs de ses capacités techniques.

La responsable a également invité les membres de l’ANRMS à se présenter afin de favoriser une meilleure connaissance mutuelle et de rendre les échanges plus interactifs.
L »ANRMS présente ses membres et les motivations de sa démarche*
Prenant la parole à la suite de la directrice générale adjointe, le président Simon Batcho a présenté l’Association nationale des retraités du ministère de la Santé ainsi que les membres de la délégation. Les différentes interventions ont permis de mieux faire connaître les responsables, les anciens cadres du secteur sanitaire et les personnes ressources ayant pris part à cette sortie institutionnelle.
Cette rencontre a notamment réuni Simon Batcho, Olivier Gellar Gnawo, Armand Hounhoudjrebo, Philomène Sansuamou, Oscar Djigbenoudé, Zoé Codjo, Pascal Dossou Tôgbé, Codjo Tohouédé, Béatrice Adimi, Élysée Macauley Agbazahou, Calixto Tohou, Cocou Babaodé, Edwige Houndjrèbo Adjinacou, Opportune D’Oliveira, Comlan Comlanvi, Marie-Odile Hountondji, A. Robert Okpétché et Alfred Akin.
Au-delà de la simple découverte des infrastructures, cette visite traduisait également l’intérêt des anciens professionnels de la santé pour l’évolution du système sanitaire béninois et les nouvelles possibilités de prise en charge offertes aux populations.
Le CHIC, un établissement de référence au sommet de la pyramide sanitaire
La présentation technique de l’établissement a été assurée par Adémon Adébayo, responsable de la cellule internationale. Dans son exposé, il a rappelé que le CHIC a été conçu pour occuper le sommet de la pyramide sanitaire béninoise, au niveau 4, avec pour vocation de prendre en charge les pathologies complexes et les cas nécessitant des compétences et des équipements spécialisés.
L’un des objectifs majeurs de cette infrastructure est de contribuer à la réduction des évacuations sanitaires à l’étranger, en permettant aux patients béninois d’accéder sur le territoire national à des soins de qualité internationale. Le CHIC ambitionne également de devenir une destination sanitaire pour les patients provenant des autres pays de la sous-région.
Édifié sur une superficie de plus de 40 000 m², l’établissement dispose d’une capacité annoncée de 434 lits. Son organisation repose sur six grands pôles d’hospitalisation couvrant plusieurs spécialités médicales et médico-chirurgicales. Il s’agit notamment des pôles locomoteur et neurochirurgical, cardiovasculaire et thoracique, tête et cou, cardiologie et métabolisme, oncologie, digestif médico-chirurgical, ainsi que néphrologie et urologie.
Le plateau technique constitue l’un des principaux atouts de l’établissement. Il comprend notamment neuf salles opératoires, des équipements d’imagerie médicale de pointe, une IRM, un scanner, des appareils d’échographie, de mammographie et de radiographie. À cela s’ajoutent des équipements de radiothérapie, dont deux accélérateurs linéaires et un dispositif de curiethérapie.
L’offre de soins est également soutenue par une biologie centralisée, un laboratoire d’anatomopathologie, une pharmacie hospitalière et des unités de stérilisation. L’établissement a par ailleurs fait le choix d’internaliser certaines fonctions hôtelières, notamment la blanchisserie et la restauration, afin d’assurer une meilleure maîtrise de la qualité des prestations proposées aux patients et au personnel.
Une ouverture progressive des services et des spécialités
Au cours de son exposé, Adémon Adébayo a également détaillé le processus de mise en service du CHIC, organisé autour de cinq phases successives. Cette ouverture progressive permet à l’établissement de déployer ses différentes spécialités et de renforcer progressivement ses capacités opérationnelles.
Depuis juin 2025, plusieurs unités ont ainsi été mises en service. Il s’agit notamment de la dialyse, des explorations fonctionnelles, de l’oncologie médicale, des activités de prélèvement et de laboratoire, de l’hôpital de jour, de l’endoscopie digestive, des blocs ambulatoires digestif et ophtalmologique, de la radiothérapie, des blocs conventionnels, de l’hospitalisation et des soins critiques.
L’ouverture de nouvelles unités s’est poursuivie en 2026, avec notamment l’anatomopathologie en septembre et le Service d’accès aux soins d’urgence (SASU), qui constitue une étape préparatoire au déploiement complet des urgences.
Plusieurs autres spécialités sont annoncées pour renforcer l’offre de soins, notamment la chirurgie cardiaque, la médecine nucléaire, la microbiologie, la pédiatrie, la radiologie interventionnelle, la neurochirurgie ainsi que les chirurgies vasculaire, thoracique et maxillo-faciale.
Cette montée en puissance progressive témoigne de l’ambition de faire du CHIC un établissement capable de répondre à des besoins médicaux de plus en plus complexes.
Accessibilité des soins, évacuations sanitaires et prise en charge : les préoccupations des retraités
La présentation institutionnelle a été suivie d’une séance de questions-réponses particulièrement enrichissante. Plusieurs préoccupations ont été soulevées par les membres de l’ANRMS, notamment celles relatives à l’accessibilité financière des soins, à la prise en charge des retraités, aux évacuations sanitaires, aux modalités de consultation et au coût de certaines prestations hospitalières.
Le président Simon Batcho a notamment voulu savoir dans quelle mesure les anciens agents du ministère de la Santé pourraient bénéficier des prestations du CHIC et si les mécanismes de prise en charge existant au niveau de l’État pouvaient leur être appliqués.
En réponse, les responsables de l’établissement ont apporté des clarifications sur le fonctionnement actuel du centre. Ils ont expliqué que le CHIC, encore engagé dans son processus de déploiement, n’a pas encore généralisé les mécanismes de prise en charge par les assurances et le budget national. Des discussions sont toutefois en cours avec des compagnies d’assurance privées en vue de faciliter progressivement l’accès aux prestations.
Il a été précisé que les patients disposant des moyens nécessaires peuvent accéder directement aux services ouverts, en prenant rendez-vous. En revanche, les prises en charge relevant des évacuations sanitaires de l’État obéissent à une procédure particulière, qui implique notamment une orientation médicale et le respect du circuit institutionnel prévu à cet effet.
Les échanges ont également permis de revenir sur la vocation fondamentale du CHIC dans la réduction des évacuations sanitaires. Les responsables ont expliqué que les patients nécessitant des soins relevant des spécialités déjà opérationnelles peuvent désormais être orientés vers l’établissement, tandis que les cas relevant de services non encore ouverts continuent de suivre les circuits appropriés.
Les coûts des soins au cœur des échanges
La question du coût des prestations a également suscité un intérêt particulier. Certains visiteurs ont souhaité obtenir des précisions sur les tarifs pratiqués, notamment en matière de réanimation, après avoir entendu différentes informations faisant état de factures particulièrement élevées.
Sur ce point, les responsables du CHIC ont invité les visiteurs à ne pas se fier aux rumeurs et aux informations non vérifiées. Ils ont expliqué que les prestations hospitalières doivent être appréciées en tenant compte du niveau technique des équipements, des consommables médicaux, des médicaments et de l’ensemble des actes nécessaires à la prise en charge d’un patient.
Ils ont notamment mis en avant le principe d’une prise en charge intégrée. Concrètement, le patient hospitalisé n’a pas à supporter la contrainte de rechercher lui-même les médicaments, les consommables ou les examens complémentaires nécessaires à son traitement. L’établissement organise la disponibilité des intrants et coordonne les différentes interventions médicales, de l’admission jusqu’à la fin de la prise en charge.
Les visiteurs ont également été informés que les patients reçoivent des informations préalables sur les coûts estimatifs de leur prise en charge, afin de leur permettre de prendre une décision en connaissance de cause. L’administration a, par ailleurs, insisté sur la disponibilité de ses équipes pour fournir des renseignements fiables à toute personne souhaitant mieux connaître les prestations et les tarifs du centre.
Les retraités saluent une avancée majeure pour le système sanitaire béninois
Parmi les interventions les plus marquantes de cette séance d’échanges, celle du président Simon Batcho a permis de mettre en perspective l’importance historique du CHIC pour le système sanitaire national.
Fort de son expérience dans le secteur de la santé et notamment dans le domaine des évacuations sanitaires, il a rappelé les difficultés auxquelles étaient autrefois confrontés de nombreux patients contraints de voyager à l’étranger pour recevoir des soins spécialisés. Il a évoqué les situations douloureuses de malades dont l’état se dégradait au cours du voyage, parfois jusqu’au décès avant même leur arrivée dans les établissements hospitaliers étrangers.
Pour lui, la mise en service du CHIC constitue donc une véritable victoire sociale et sanitaire pour le Bénin. Il a salué les efforts du gouvernement ayant permis la réalisation de cette infrastructure et insisté sur la nécessité de construire progressivement des mécanismes permettant aux populations, y compris celles disposant de revenus modestes, de bénéficier de ses prestations.
Il a notamment plaidé pour une meilleure articulation entre les structures sanitaires du pays et le CHIC, afin qu’un patient vivant dans une localité éloignée puisse, lorsqu’il présente une pathologie nécessitant des soins spécialisés, être orienté efficacement vers le centre et bénéficier d’une prise en charge appropriée.
Cette réflexion a rencontré un écho favorable dans les échanges, les participants reconnaissant que la construction d’un hôpital de cette envergure ne représente qu’une première étape. Le véritable enjeu demeure désormais son accessibilité au plus grand nombre.
Une immersion au cœur des installations et des équipements de dernière génération
Après la séance de présentation et les échanges avec l’administration, la délégation de l’ANRMS a pris part à une visite guidée de plusieurs compartiments du CHIC. Cette immersion, conduite par Atindéhou Bidel, responsable de la communication, a permis aux visiteurs de découvrir concrètement différents espaces de l’établissement.
Le parcours a notamment concerné les espaces de consultation, les unités médico-techniques, l’imagerie médicale, la radiothérapie ainsi que plusieurs autres départements hospitaliers. À chaque étape, des explications ont été fournies sur le fonctionnement des services, les équipements disponibles et les différentes procédures mises en place pour assurer la qualité et la continuité des soins.
Les membres de l’association ont ainsi pu apprécier la modernité des installations et découvrir des équipements médicaux de dernière génération. Cette visite physique a donné une dimension concrète aux explications techniques précédemment fournies dans la salle de conférence.
Pour ces anciens professionnels de la santé, cette découverte a été particulièrement instructive. Elle leur a permis de mesurer le chemin parcouru par le système sanitaire béninois et d’apprécier les possibilités qu’offre désormais le pays dans le domaine de la médecine spécialisée.
Des visiteurs satisfaits et une visite riche en enseignements
Au terme de cette visite institutionnelle, les membres de l’Association nationale des retraités du ministère de la Santé ont exprimé leur satisfaction. L’accueil chaleureux qui leur a été réservé, la disponibilité des responsables, la qualité des explications fournies et surtout la découverte des installations modernes ont constitué autant de motifs de satisfaction pour les visiteurs.
La délégation s’est particulièrement réjouie de la possibilité qui lui a été offerte de poser librement ses préoccupations et d’obtenir des réponses précises sur les missions, le fonctionnement, les prestations et les perspectives de développement du CHIC.
Cette rencontre aura également permis de dissiper certaines incompréhensions et de mieux informer les retraités sur les modalités d’accès aux soins et les mécanismes d’orientation des patients.
Au-delà de son caractère protocolaire, cette sortie institutionnelle apparaît ainsi comme une initiative de rapprochement entre les anciens acteurs du système sanitaire et les nouvelles infrastructures appelées à transformer profondément l’offre de soins au Bénin.
En venant découvrir le CHIC, les membres de l’ANRMS ont non seulement renoué avec les grandes évolutions de leur secteur d’activité, mais ils ont également pu constater les ambitions portées par cette infrastructure hospitalière. Une expérience jugée enrichissante et satisfaisante, qui renforce leur conviction que le développement d’une médecine spécialisée de qualité sur le territoire national constitue un acquis majeur pour les populations béninoises.
Une visite instructive, des échanges francs et une satisfaction largement exprimée : le CHIC aura ainsi marqué positivement les esprits de ces retraités du ministère de la Santé, désormais mieux informés sur les capacités et les ambitions de ce centre hospitalier international, fruit d’un investissement osé du gouvernement défunt conduit par l’ancien président Patrice Talon, un grand architecte de développement.
la rédaction