À quelques semaines des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026, le Bénin intensifie la préparation de ses jeunes talents sportifs. À Saint-Louis, au Sénégal, l’athlète Kissagui Guera Ibrahim prend part à un camp régional organisé du 10 au 16 octobre 2026 avec le soutien de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Une initiative qui mise sur le renforcement des capacités techniques, le partage d’expériences et la coopération sportive régionale pour mieux préparer la relève africaine.
La préparation des jeunes athlètes béninois se poursuit en direction des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026. Le Comité national olympique et sportif du Bénin (CNOS-BEN) a annoncé, dans un communiqué de presse publié à Cotonou le 14 octobre 2026, la participation du Bénin à un camp régional de préparation organisé du 10 au 16 octobre à Saint-Louis, au Sénégal. Cette initiative, offerte par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), rassemble six pays de la sous-région autour d’un objectif commun : améliorer la préparation des jeunes sportifs et renforcer les compétences de leurs encadreurs avant cette importante échéance internationale.
Le Bénin, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Togo et le Cap-Vert prennent part à ce regroupement consacré à deux disciplines : l’athlétisme et la natation. Au-delà des séances d’entraînement, le camp constitue un cadre d’échanges techniques et de partage d’expériences entre les différentes délégations, dans une dynamique de coopération sportive ouest-africaine.
Les Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 sont annoncés du 31 octobre au 13 novembre 2026. Pour les pays participants, cette période de préparation représente une étape importante dans l’accompagnement des jeunes talents appelés à porter les couleurs de leurs nations sur la scène sportive internationale.
Kissagui Guera Ibrahim, un espoir béninois en préparation
Au sein de la délégation béninoise, l’athlète Kissagui Guera Ibrahim bénéficie de ce dispositif de préparation, avec l’appui de son encadrement technique. Arrivée à Saint-Louis dans la nuit précédant le lancement des activités, la délégation a entamé les entraînements le dimanche 11 octobre, sous le regard attentif d’Evrard Anayan, directeur technique national de la Fédération béninoise d’athlétisme.
La première séance a été consacrée au développement de la vitesse et à la préparation physique. Après les exercices d’échauffement et les gammes éducatives de sprint, le jeune athlète a effectué des répétitions sur une distance de 120 mètres. La séance s’est poursuivie par des exercices de mobilité, destinés à accompagner le travail physique engagé.
L’après-midi a été réservé au repos et à la récupération, avec notamment des exercices en piscine. Cette alternance entre effort et récupération s’inscrit dans la logique d’une préparation sportive structurée, où la progression physique doit s’accompagner d’une gestion adaptée de la charge d’entraînement.
La présence d’Evrard Anayan témoigne également de l’attention portée au suivi technique de l’athlète. Dans un contexte où les exigences de la compétition internationale nécessitent rigueur, régularité et maîtrise des fondamentaux, l’accompagnement des encadreurs constitue un élément important du processus de préparation.
Saint-Louis, un laboratoire d’échanges et de perfectionnement
Les activités se déroulent à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, qui accueille les participants durant ce camp régional. Les séances d’athlétisme sont dirigées par le directeur technique national de la Fédération sénégalaise d’athlétisme, avec le concours des entraîneurs et des directeurs techniques nationaux présents.
Ce dispositif permet aux athlètes de bénéficier d’un encadrement technique dans un environnement propice à la préparation sportive. Il offre également aux entraîneurs une occasion de confronter leurs méthodes, de partager leurs expériences et d’approfondir leurs connaissances des exigences de la performance.
Le renforcement des capacités des encadreurs représente, en effet, un enjeu essentiel pour le développement du sport de haut niveau. La détection des talents ne suffit pas à garantir leur progression : elle doit être accompagnée d’un travail technique continu, d’une planification rigoureuse et d’un encadrement capable de répondre aux besoins spécifiques des jeunes sportifs.
À travers ce camp, les participants disposent ainsi d’un espace de perfectionnement où la préparation individuelle s’articule avec l’apprentissage collectif. Une démarche qui peut contribuer à améliorer les pratiques d’entraînement et à consolider les compétences des acteurs sportifs de la sous-région.
La CEDEAO mise sur la coopération sportive régionale
L’organisation de ce regroupement avec le soutien de la CEDEAO traduit l’importance accordée à la coopération sportive comme levier de développement de la jeunesse ouest-africaine. En réunissant six pays autour de l’athlétisme et de la natation, l’initiative favorise les interactions entre les délégations et encourage la mutualisation des compétences.
Cette dynamique régionale offre aux jeunes sportifs l’opportunité de se préparer dans un cadre partagé, tout en permettant aux encadreurs de renforcer leurs connaissances au contact de leurs homologues. Elle rappelle également que le développement de la performance africaine repose sur la qualité de la formation, la circulation des savoir-faire et la continuité de l’accompagnement des talents.
Pour le Bénin, cette participation s’inscrit dans la préparation de sa délégation aux JOJ Dakar 2026. Elle constitue une occasion supplémentaire de mettre l’accent sur la progression des jeunes athlètes et sur l’amélioration de leur encadrement technique.
Le CNOS-BEN encourage la délégation béninoise
Dans son communiqué, le Comité national olympique et sportif du Bénin salue cette initiative régionale et encourage Kissagui Guera Ibrahim ainsi que son encadrement à poursuivre leurs efforts en vue de la compétition. Le CNOS-BEN réaffirme, par ailleurs, son engagement en faveur de l’accompagnement des jeunes talents, du renforcement des capacités techniques et de la promotion des valeurs olympiques.
Cet engagement met en lumière la nécessité d’inscrire la préparation des jeunes sportifs dans une démarche durable, allant au-delà de la seule participation aux grandes compétitions. La formation, l’encadrement, le suivi des performances et les échanges internationaux constituent autant de leviers susceptibles de favoriser l’émergence d’une nouvelle génération d’athlètes béninois.
À Saint-Louis, l’enjeu immédiat est de tirer le meilleur parti des séances programmées jusqu’au 16 octobre. Pour Kissagui Guera Ibrahim et son équipe technique, ce rendez-vous régional représente une étape de travail et de perfectionnement avant les Jeux Olympiques de la Jeunesse.
À l’approche de Dakar 2026, le Bénin poursuit ainsi sa mobilisation pour préparer sa jeunesse sportive aux exigences du rendez-vous olympique. Entre entraînement, partage d’expériences et coopération régionale, le camp de Saint-Louis illustre la place croissante accordée à la préparation technique dans la quête de performances et dans la construction de l’avenir du sport béninois.
La rédaction
JOJ Dakar 2026 : le Bénin aiguise ses armes à Saint-Louis, Kissagui Guera Ibrahim au cœur de la préparation
Administrateur Général Adjoint de Cloche media monde