Le mercredi 1er avril 2026, une importante rencontre s’est tenue au cabinet du ministre de l’Intérieur et des Cultes de Côte d’Ivoire. Vagondo Diomandé a accordé une audience à une délégation du Conseil Supérieur de Transition (CST) de l’Église du Christianisme Céleste (ECC), conduite par le Vénérable Suprême Évangéliste Bertin Bada, coordonnateur général de ladite instance.

Cette audience s’inscrit dans un contexte de tensions internes au sein de la branche ivoirienne de l’Église du Christianisme Céleste, une communauté religieuse fortement implantée en Afrique de l’Ouest et particulièrement influente en Bénin et en Côte d’Ivoire. Face à cette crise, le CST s’est engagé dans une mission de médiation visant à restaurer le dialogue entre les différentes parties en conflit.

Mandaté en qualité d’émissaire du Président de la République du Bénin, le Général Bertin Bada a conduit une délégation composée de plusieurs dignitaires religieux, notamment les Vénérables Suprêmes Évangélistes Justin Ackah et Hyacinthe Sarassoro pour la partie ivoirienne, ainsi que Marcelin Zannou pour le Bénin. Une composition qui illustre la dimension transnationale de cette crise et la volonté partagée de trouver une solution concertée.

Au cœur des échanges avec le ministre ivoirien, la démarche de médiation entreprise par le CST a été longuement présentée. Elle vise à apaiser les tensions, favoriser la réconciliation et préserver l’unité de l’Église, tout en évitant que cette crise ne dégénère en fractures durables au sein de la communauté des fidèles.

Dans sa prise de parole, le ministre Vagondo Diomandé a salué l’initiative du Conseil Supérieur de Transition, qu’il a qualifiée de « démarche responsable et constructive ». Il a félicité les émissaires pour leur engagement en faveur du dialogue et leur détermination à privilégier les voies pacifiques dans la résolution de ce différend religieux.
Réaffirmant la position de l’État ivoirien, le ministre de l’Intérieur et des Cultes a assuré du soutien du gouvernement à toute initiative visant à consolider la paix sociale et la cohésion au sein des communautés religieuses. Il a insisté sur l’importance de préserver l’harmonie entre les cultes, dans un pays où la diversité religieuse constitue un pilier essentiel du vivre-ensemble.
Cette rencontre marque ainsi une étape significative dans le processus de médiation en cours. Elle témoigne de la convergence des efforts entre autorités étatiques et responsables religieux pour désamorcer les tensions et rétablir la stabilité au sein de l’Église du Christianisme Céleste en Côte d’Ivoire.

Au-delà du cas spécifique de l’ECC, cette initiative rappelle le rôle crucial du dialogue interreligieux et de la médiation dans la prévention des crises, dans un contexte sous-régional où les équilibres sociaux reposent en grande partie sur la coexistence pacifique des confessions.
CMM