Paris rappelle ses propres mesures et exige un dialogue fondé sur la confiance.
Un diplomate français a confirmé mardi qu’en l’absence de l’ambassadeur américain Charles Kushner, son adjoint a été convoqué lundi à 17h30 au ministère des Affaires étrangères. Il a été reçu par le sous-directeur général aux affaires politiques et de sécurité ainsi que par le directeur du département Amériques et Caraïbes du Quai d’Orsay.
Au cours de cet entretien, les autorités françaises ont fait savoir que la lettre envoyée par Kushner au président Emmanuel Macron était « inacceptable », tant sur le fond que sur la forme. Paris a jugé que les critiques formulées par l’ambassadeur constituaient une ingérence dans les affaires intérieures françaises et traduisaient une vision « déconnectée de la réalité » de l’engagement constant de la France dans la lutte contre l’antisémitisme.
Macron accusé de laxisme, l’ambassadeur américain convoqué
Le diplomate américain a été rappelé aux mesures concrètes mises en place dans le cadre du Plan national d’action contre le racisme et l’antisémitisme, notamment les obligations imposées aux plateformes numériques pour retirer les contenus haineux et incitant à la violence. L’adjoint a réaffirmé que Kushner souhaitait coopérer avec la France sur ce sujet. Le Quai d’Orsay a insisté sur sa volonté de poursuivre les échanges engagés lors du premier dialogue franco-américain sur l’antisémitisme, tenu en novembre 2024, mais « dans un climat de confiance et d’esprit constructif » attendu des États-Unis.
Francisco LAWSON
Antisémitisme : la France reproche à l’ambassadeur américain Charles Kushner une ingérence

Rédaction Cloche Média Monde