Régulation du secteur de la santé au Bénin : le nouveau collège de l’ARS installé, cap sur le contrôle et la qualité des soins

La deuxième mandature de l’Autorité de Régulation du Secteur de la Santé (ARS) est désormais officiellement en fonction. Nommés par décret n° 2026-614 du 14 septembre 2026, les neuf membres du nouveau collège ont été installés ce vendredi 18 septembre au Palais de la Marina par le Président de la République, Romuald Wadagni. Une étape importante dans la poursuite des réformes engagées pour renforcer la qualité, la sécurité et l’efficacité du système sanitaire béninois.

Le secteur de la santé béninois entre dans une nouvelle phase de sa dynamique de régulation. Quatre jours seulement après leur nomination, les neuf membres de la deuxième mandature de l’Autorité de Régulation du Secteur de la Santé ont officiellement pris fonction. La cérémonie solennelle d’installation, tenue au Palais de la Marina sous la présidence du Chef de l’État, a été l’occasion de rappeler les responsabilités qui incombent à cette institution dans l’amélioration du système sanitaire national.

En procédant à leur installation, le Président de la République a adressé ses félicitations aux nouveaux membres du collège et les a exhortés à faire de leur mandat un véritable instrument d’amélioration durable de la qualité des soins. Pour le Chef de l’État, les investissements réalisés dans les infrastructures sanitaires, les équipements et les ressources humaines ne peuvent produire tous leurs effets sans un dispositif de régulation capable de veiller à l’application effective des règles.

L’effectivité des règles au cœur de la nouvelle mandature

Dans son intervention, Romuald Wadagni a particulièrement mis l’accent sur le contrôle et le suivi de l’application des normes qui encadrent les pratiques dans le secteur de la santé. Il a appelé les membres de l’ARS à privilégier l’effectivité des règles déjà établies plutôt que de multiplier les textes et les normes. « Ce qu’on attend de vous, c’est de veiller à ce que le contrôle de ce qui doit se faire se fasse vraiment », a déclaré le Président de la République.

Cette orientation traduit l’importance accordée à la mise en œuvre concrète des dispositifs réglementaires. Pour le Chef de l’État, le défi ne réside pas uniquement dans l’adoption de nouvelles règles, mais également dans la capacité des institutions compétentes à s’assurer qu’elles sont connues, respectées et appliquées par l’ensemble des acteurs concernés.

Cette mission prend une importance particulière dans un contexte marqué par des investissements destinés à moderniser le système sanitaire, renforcer les plateaux techniques et améliorer l’accès des populations à des soins de qualité.

Une autorité au cœur de la réforme du système sanitaire

Créée pour contribuer à corriger les dysfonctionnements du système de santé béninois, l’ARS occupe une position stratégique dans l’architecture institutionnelle du secteur. Conformément au décret n° 2019-417 du 25 septembre 2019, elle a notamment pour mission de contribuer à la réalisation du droit à la santé pour tous les citoyens à travers l’amélioration continue de la qualité des soins.

Son champ d’intervention est particulièrement large. L’Autorité participe notamment à la définition des normes de qualité, à l’accréditation des praticiens médicaux et paramédicaux, à la certification des établissements sanitaires ainsi qu’au suivi de leur fonctionnement.

Elle est également appelée à veiller au respect des pratiques médicales et paramédicales validées et à accompagner la régulation de domaines nouveaux ou en pleine évolution, notamment la télémédecine.

À ces responsabilités s’ajoutent des missions liées au déploiement et au redéploiement du personnel public de santé, à la répartition des affectations budgétaires ainsi qu’au suivi de l’exécution du budget du ministère chargé de la Santé.

Autant de prérogatives qui placent l’ARS au centre des efforts visant à garantir une meilleure organisation du système sanitaire et une prise en charge plus conforme aux standards de qualité.

Investissements et qualité des soins : le défi du contrôle

Lors de la cérémonie, le Président de la République a également établi un lien direct entre les investissements consentis par l’État et la nécessité d’un contrôle rigoureux de leur utilisation et de leur impact.

L’amélioration des infrastructures, la modernisation des plateaux techniques et les efforts déployés pour attirer et maintenir les compétences médicales sur l’ensemble du territoire constituent, selon les orientations données au nouveau collège, des leviers qui doivent être accompagnés par une régulation efficace.

L’enjeu est donc de faire en sorte que les moyens mobilisés se traduisent concrètement par une amélioration de la prise en charge des patients.

Dans cette perspective, les membres de l’ARS sont invités à veiller à ce que chaque acteur du système de santé assume pleinement les responsabilités qui lui sont confiées. La rigueur, l’intégrité et le respect des normes devront ainsi occuper une place centrale dans l’action de la nouvelle mandature.

Neuf personnalités pour une nouvelle séquence

Le nouveau collège de l’Autorité de Régulation du Secteur de la Santé est présidé par Toussaint Jean Léon Olory-Togbé.

Il est entouré de huit autres membres :

– Virgile Edouard Dodoo ;
– Sessimè Lionelle Sabrina Fanou Kloubou ép. Ade ;
– Véronique Modupe Agueh McCracken ;
– K. Ismath Djaboutou ;
– Al-Fattah Olabissi Akanni Mayeul Onifade ;
– Julienne Brahi Dossouvi ;
– Djidjoho Angelo Houssou ;
– Patrick Marius Djogbenou.

Le Chef de l’État a salué l’intégrité, la compétence et la rigueur des personnalités choisies pour conduire cette deuxième mandature.

Une feuille de route attendue

L’installation officielle du nouveau collège ne constitue toutefois que le point de départ de cette nouvelle mandature. Le Président de la République a annoncé des échanges à venir avec les membres de l’équipe afin de préciser les orientations et la feuille de route de l’institution.

Ces prochains échanges devraient permettre de décliner les priorités de l’ARS et de renforcer son positionnement dans la mise en œuvre des réformes du secteur sanitaire.

Pour cette deuxième mandature, les attentes sont donc importantes : renforcer la régulation, assurer un contrôle effectif des pratiques, veiller au respect des normes et contribuer à l’amélioration continue de la qualité des soins.

Au-delà des textes et des mécanismes institutionnels, l’objectif affiché demeure la même finalité : faire en sorte que les réformes engagées dans le secteur de la santé se traduisent par une prise en charge plus sûre et de meilleure qualité pour les populations béninoises.

La rédaction

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