Dans une déclaration solennelle, ce mardi 25 mars 2025, les Présidents des institutions de la République du Bénin ont condamné avec fermeté la tentative de déstabilisation de l’État, mise en échec par les forces de sécurité. Ce communiqué fait suite au verdict rendu définitif le 30 janvier 2025 par la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET), qui a reconnu coupables Olivier Boko, Oswald Homeky et Rock Nieri de complot contre la sûreté de l’État et de corruption d’agent public.
Les signataires du communiqué, parmi lesquels le Président de l’Assemblée nationale, les présidents des plus hautes juridictions du pays et d’autres institutions clés, expriment leur « profonde indignation et une grande consternation » face à ce qu’ils qualifient de « funeste projet visant à remettre en cause l’ordre constitutionnel ». Selon eux, cette tentative de déstabilisation aurait plongé le Bénin dans un chaos politique et institutionnel, en contradiction totale avec les efforts de reconstruction entrepris depuis 2016 sous la présidence de Patrice Talon. Ils dénoncent donc une menace contre l’ordre constitutionnel.

Les institutions de la République saluent le travail des services de renseignement et de la Garde républicaine, qui ont permis de déjouer ce complot. Elles insistent sur la nécessité de préserver les acquis démocratiques du pays, tout en mettant en garde contre toute velléité de subversion politique.

Un engagement pour un Bénin stable et prospère
Dans leur déclaration, les présidents d’institutions réaffirment leur attachement aux principes démocratiques et leur détermination à œuvrer, dans le strict respect de la Constitution, pour un Bénin « uni, prospère, fort et respecté ». Ce message vise non seulement à rassurer la population, mais aussi à envoyer un signal clair à toute tentative future de remise en cause de l’ordre établi.
Cette affaire, qui a suscité de vives réactions au sein de la classe politique et de l’opinion publique, pose une fois de plus la question de la stabilité démocratique en Afrique de l’Ouest, une région marquée ces dernières années par des coups d’État et des crises politiques. Avec cette condamnation définitive, les autorités béninoises entendent marquer leur fermeté face à toute tentative d’atteinte à la souveraineté nationale.
Boris MAHOUTO