Paix, unité, développement : le pari stratégique de Saïd Larifou pour les Comores

Une vision audacieuse, à la fois politique, stratégique et profondément humaine, vient d’être portée sur la scène internationale. À travers une initiative baptisée « Comores : Archipel international de paix et de tolérance », le juriste et expert en stratégie politico-juridique et géopolitique Saïd Larifou propose de repositionner Union des Comores comme un modèle africain et mondial de stabilité, de dialogue et de développement maîtrisé.

Une initiative née d’un constat lucide.

Plus de cinquante ans après son indépendance, l’Union des Comores se trouve à un tournant décisif de son histoire. Situé à la croisée de l’Afrique, du monde arabe et de l’océan Indien, l’archipel — composé notamment de Ngazidja, Ndzuwani, Mohéli et Maoré — dispose d’un potentiel humain, culturel et géographique remarquable.

Mais cette richesse contraste avec des défis persistants : fragilités institutionnelles, tensions sociales, contraintes économiques et pressions migratoires. Pour Saïd Larifou, ces réalités imposent une transformation en profondeur : « Les Comores ne peuvent plus se contenter de gérer les crises, elles doivent désormais construire une vision. »

La paix comme impératif stratégique

Au cœur de cette initiative, une idée forte : la paix n’est plus un idéal abstrait, mais un levier stratégique incontournable. Elle conditionne la stabilité politique, l’attractivité économique et la crédibilité internationale du pays.

Dans un contexte mondial marqué par des tensions géopolitiques croissantes et des recompositions sociales, l’initiative propose une lecture multiniveaux des enjeux : du local au global, en passant par les dynamiques africaines. L’objectif est clair : faire de la paix un socle opérationnel de développement.

Une vision ambitieuse pour l’archipel

Le projet « Archipel international de paix et de tolérance » ambitionne de faire des Comores : un symbole de paix dans un monde fragmenté, un modèle d’unité dans un espace insulaire, une référence africaine en matière de gouvernance apaisée. Cette vision repose sur quatre piliers fondamentaux : une approche inclusive, une dynamique territoriale, une culture du dialogue et une responsabilité collective.

Une approche inclusive et territoriale

L’originalité de l’initiative réside dans son ancrage local. Les territoires et les régions sont placés au cœur du processus de construction de la paix. L’ensemble des acteurs — institutions, société civile, diaspora, partenaires internationaux — sont appelés à contribuer.

À travers des initiatives comme l’Expo Comores 2026 organisée à Bagneux, cette dynamique entend mobiliser toutes les composantes de l’archipel autour d’un projet commun.

Mayotte, un enjeu central abordé avec pragmatisme.

La question de Mayotte, au cœur des sensibilités historiques et politiques, est abordée avec une approche mesurée et constructive. Plutôt que la confrontation, Saïd Larifou privilégie une démarche fondée sur la lucidité, la responsabilité et la recherche de convergences durables. « Il ne s’agit pas d’opposer, mais de créer les conditions qui rétabliraient la confiance entre la nouvelle génération des dirigeants de l’île de Mayotte et ceux des autres îles de l’archipel, et de créer les conditions d’un dialogue durable pour pouvoir ensuite définir des projets communs de développement de notre territoire et de notre Region , l’Océan Indien, qui est devenue un espace d’ancrage stratégique mondial et de repositionnement géopolitique », souligne-t-il.

Des objectifs clairs et structurés

L’initiative fixe plusieurs objectifs stratégiques : renforcer la cohésion nationale, stabiliser les territoires, favoriser les échanges entre les localités de l’archipel, l’investissement et le développement, promouvoir la culture du dialogue et de la médiation, créer un cadre régional exemplaire dans l’océan Indien.

Au-delà des frontières comoriennes, le projet vise également à devenir un modèle reproductible en Afrique et un cadre de réflexion pour les autres États insulaires.

Un appel à la mobilisation internationale

Pour concrétiser cette ambition, Saïd Larifou lance un appel solennel à la communauté internationale : organisations, intellectuels, médias, ONG, leaders religieux et diaspora sont invités à soutenir l’initiative.

Le soutien attendu peut prendre diverses formes : accompagnement stratégique, contribution intellectuelle, relais médiatique, appui financier ou encore mise en réseau.

Une opportunité historique à saisir.

En conclusion, cette initiative se présente comme une réponse structurée aux défis contemporains des Comores. Elle incarne une volonté de transformer les fragilités en opportunités et de proposer une vision inspirante au monde. « La paix ne se décrète pas. Elle se construit », martèle Saïd Larifou.

À travers ce projet, les Comores pourraient bien ouvrir une nouvelle page de leur histoire — celle d’un archipel devenu symbole de paix, d’unité et d’avenir.

RCMM

Partager
Suivre :
Administrateur Général Adjoint de Cloche media monde