Au total, six sites ont été concernés, dont des lycées, une école israélite, des synagogues et le magasin Hyper Cacher de la porte de Vincennes
Une série de fausses alertes à la bombe a fortement perturbé la journée de mardi en Île-de-France, conduisant à l’évacuation de plusieurs établissements scolaires et lieux sensibles à Paris et à Montrouge, dans les Hauts-de-Seine. Au total, six sites ont été concernés, dont des lycées, une école israélite, des synagogues et le magasin Hyper Cacher de la porte de Vincennes, cible d’un attentat terroriste en 2015.
Les forces de l’ordre ont été mobilisées tout au long de la journée pour procéder à des « levées de doute » après la réception de messages menaçants. Des périmètres de sécurité ont été instaurés et des équipes cynophiles ont inspecté minutieusement l’ensemble des sites signalés. Aucun engin explosif n’a finalement été découvert.
Les premières alertes ont été déclenchées dans la matinée à Montrouge, après qu’un courriel évoquant la présence d’une bombe a été reçu par la direction du lycée Jeanne-d’Arc. Plus de 700 élèves ont été évacués dans l’urgence. Par mesure de précaution, une synagogue située à proximité a également été vidée de ses occupants. La rue adjacente a été temporairement fermée à la circulation, entraînant des perturbations sur plusieurs lignes de bus.
Cérémonie d’hommage devant l’Hyper Cacher à Paris
En début d’après-midi, de nouveaux signalements ont élargi le périmètre des évacuations dans la même commune. Le collège et le lycée Maurice Genevoix, qui accueillent environ 1 440 élèves, ont été concernés, tout comme une école israélite et une autre synagogue. À Paris, le lycée Maurice Ravel, dans le XXe arrondissement, ainsi que l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes, ont également fait l’objet d’alertes.
Le maire du XXe arrondissement, Éric Pliez, a indiqué que plusieurs établissements avaient reçu des messages de menace similaires. Selon lui, la piste d’un canular est privilégiée, possiblement liée au piratage de la boîte mail d’un collégien. Les messages feraient référence au conflit israélo-palestinien ainsi qu’aux attentats terroristes de 2015. Un texte circulant sur les réseaux sociaux, attribuant ces alertes à Al-Qaida, n’a toutefois pas pu être authentifié à ce stade.
Après vérifications, les sites ont été progressivement rouverts au cours de l’après-midi et la situation est revenue au calme. Dans certains établissements scolaires, les cours n’ont pas repris mardi, une reprise étant prévue mercredi matin. Une enquête est en cours afin d’identifier l’auteur ou les auteurs de ces fausses alertes.
CMM
France : fausses alertes à la bombe en série à Paris ce mardi, plusieurs sites évacués
Administrateur Général Adjoint de Cloche media monde