À l’approche de l’élection présidentielle d’avril 2026, la machine politique se met en ordre de bataille. L’architecture dévoilée de l’équipe de campagne du duo Romuald Wadagni – Mariam Chabi Talata révèle une organisation méthodique, structurée et fortement hiérarchisée. En toile de fond, un nom retient particulièrement l’attention : celui du président Patrice Talon, dont la présence au sein du comité stratégique confirme son rôle central dans la dynamique en cours.
Un comité stratégique aux allures de directoire politique
Au sommet de l’édifice trône un comité stratégique composé de figures politiques majeures et de personnalités d’expérience. Autour du duo de candidats, Romuald Wadagni et Mariam Chabi Talata, gravitent plusieurs poids lourds de la majorité présidentielle.
On y retrouve notamment Joseph Djogbénou, Abdoulaye Bio Tchané, ainsi que d’autres cadres influents. Mais c’est surtout la présence assumée de Patrice Talon qui marque les esprits. Son inscription au sein de cette instance stratégique laisse peu de place au doute : le chef de l’État entend peser, orienter et sécuriser la trajectoire politique de cette échéance décisive.
Dans un contexte où la continuité des réformes engagées depuis 2016 est au cœur des débats, cette architecture apparaît comme le prolongement organisé d’un projet politique structuré.
Une coordination nationale solidement charpentée
Au-delà du sommet stratégique, l’équipe de campagne s’appuie sur une coordination nationale élargie. Plusieurs responsables sont chargés de piloter l’animation politique, la mobilisation des structures locales et la cohérence du message sur l’ensemble du territoire.
Un directeur de campagne, Assan Seibou, est désigné pour assurer la conduite opérationnelle des activités. À ses côtés, des comités techniques spécialisés prennent en charge des secteurs clés : coordination des circonscriptions électorales ; gestion des correspondants médias ; logistique et matériel ; finances. Cette structuration traduit une volonté de professionnaliser la campagne, avec une répartition claire des responsabilités et une anticipation des enjeux organisationnels.
Un maillage territorial complet : les 24 circonscriptions mobilisées
L’un des éléments les plus remarquables de cette architecture reste le maillage territorial exhaustif. Les 24 circonscriptions électorales sont dotées de responsables identifiés, couvrant l’ensemble des départements : Alibori, Atacora, Atlantique, Borgou, Collines, Couffo, Donga, Littoral, Mono, Ouémé, Plateau et Zou.
Chaque zone stratégique bénéficie d’un encadrement politique chargé d’assurer la proximité avec les électeurs, la coordination des actions de terrain et la remontée d’informations vers le centre décisionnel.
Ce dispositif démontre une préparation méthodique et une volonté de ne laisser aucun espace politique inoccupé. La campagne s’annonce ainsi comme une opération nationale d’envergure, articulée autour d’une double logique : centralisation stratégique et déploiement territorial.
Une campagne sous le sceau de la continuité
En apparaissant dans l’architecture officielle, Patrice Talon envoie un signal politique fort. Il ne s’agit pas d’un simple soutien symbolique, mais d’une implication assumée dans l’orientation stratégique du duo Wadagni–Talata.
Pour les observateurs, cette configuration laisse présager une campagne axée sur la continuité des réformes économiques, institutionnelles et structurelles engagées au cours des deux mandats du chef de l’État.
Reste désormais à voir comment cette organisation structurée affrontera les dynamiques concurrentes et les débats de fond qui ne manqueront pas d’animer la présidentielle d’avril 2026. Une chose est certaine : la bataille s’annonce stratégique, intense et hautement politique.

CMM