(Une belle résistance béninoise au Monumental, avant une seconde période fatale et un dernier récital de Lionel Messi)

Le Bénin n’a pas démérité. Opposés à l’Argentine, championne du monde, mardi 6 octobre 2026 au mythique stade Monumental de Buenos Aires, les Guépards ont livré une prestation sérieuse et courageuse, tenant tête pendant toute la première période à l’une des sélections les plus redoutables de la planète. Au terme d’une rencontre particulièrement symbolique, l’Albiceleste s’est finalement imposée 3-0, grâce à Nicolás Otamendi, Nico Paz et Lionel Messi.
Mais au-delà du résultat, cette rencontre restera comme une soirée importante dans l’histoire récente du football béninois. Face à l’Argentine et à ses nombreuses stars, les hommes de Gernot Rohr ont montré qu’ils pouvaient rivaliser par l’organisation, la discipline et l’engagement. Pendant 45 minutes, les Guépards ont fait mieux que résister : ils ont contraint les champions du monde à regagner les vestiaires sur un score vierge de 0-0.
Une première période de haute résistance
Dès les premières minutes, la mission semblait pourtant particulièrement difficile pour les Béninois. Dans un Monumental rempli de plus de 85 000 spectateurs, l’Argentine évoluait dans une atmosphère exceptionnelle, portée par l’immense émotion entourant la dernière apparition de Lionel Messi sous le maillot national.

Face à cette pression, les Guépards ont fait preuve de sang-froid.
Bien regroupés, attentifs dans les duels et disciplinés dans le replacement, les joueurs béninois ont réussi à réduire les espaces et à empêcher les Argentins de développer facilement leur jeu. Le gardien Marcel Dandjinou s’est également montré à la hauteur du rendez-vous, contribuant à maintenir son équipe dans la partie.
L’Argentine a eu les occasions, mais le Bénin n’a pas paniqué. À la pause, le tableau d’affichage affichait toujours 0-0. Un résultat qui témoignait de la qualité du travail défensif réalisé par les Guépards durant les 45 premières minutes. Pour une équipe béninoise confrontée à une sélection de ce calibre, cette première période constituait déjà une performance à saluer.
L’Argentine accélère après la pause
Au retour des vestiaires, la différence de profondeur et d’expérience allait toutefois finir par peser. L’Argentine a rapidement trouvé l’ouverture. À la 48e minute, Nicolás Otamendi a repris un ballon sur corner, servi par Lionel Messi, pour donner l’avantage à l’Albiceleste. Le Bénin venait de céder après avoir résisté durant près d’une heure.
Ce premier but a changé la physionomie de la rencontre. Les Argentins ont davantage contrôlé les débats, tandis que les Guépards ont été contraints de défendre plus bas.
À la 61e minute, Nico Paz a doublé la mise sur une nouvelle action initiée par Messi. Le jeune international argentin a ainsi permis à son équipe de prendre définitivement le large. Puis est arrivé le moment que tout le Monumental attendait.
Messi, pour un dernier chef-d’œuvre avec l’Albiceleste
À la 70e minute, Lionel Messi a inscrit le troisième but argentin sur penalty. Pour son ultime match avec la sélection nationale devant le public argentin, le capitaine de l’Albiceleste ne pouvait rêver d’une sortie plus symbolique : un but et deux passes décisives dans une victoire 3-0.
Messi aura ainsi été directement impliqué dans les trois réalisations de son équipe : passe décisive pour Otamendi, passe décisive pour Nico Paz, puis but sur penalty.
Une dernière démonstration de l’influence du numéro 10, dont la carrière internationale s’achève après plus de deux décennies sous le maillot argentin.
Un hommage béninois chargé de symbole
Cette rencontre avait également une dimension particulière pour le Bénin. Avant le coup d’envoi, la délégation béninoise a rendu hommage à Lionel Messi, en lui offrant notamment une miniature du monument de l’Amazone, symbole fort du pays, ainsi qu’une lettre de la Nation béninoise.
Un geste élégant qui a donné une dimension supplémentaire à cette soirée déjà historique. Le Bénin savait qu’il participait à un moment exceptionnel du football mondial : la dernière danse internationale de l’un des joueurs les plus marquants de l’histoire.
Et même si les Guépards ont finalement été battus, ils auront eu le mérite de ne pas se laisser impressionner par l’événement.
Les Guépards peuvent retenir le positif
Le score de 3-0 pourrait, à première vue, laisser penser à une domination argentine sans véritable résistance. La réalité du match est plus nuancée.
Le Bénin a tenu l’Argentine en échec pendant toute la première période et a affiché une organisation qui a longtemps empêché les champions du monde de trouver la faille. La différence s’est surtout faite après la pause, lorsque l’Albiceleste a élevé son niveau d’intensité et que l’expérience de ses cadres a fini par parler.
Pour Gernot Rohr et ses joueurs, cette rencontre constitue donc une expérience précieuse. Affronter une sélection de la stature de l’Argentine, dans un stade aussi mythique que le Monumental et devant un public aussi nombreux, offre une occasion rare de mesurer les progrès accomplis et les secteurs qui restent à améliorer.
Les Guépards repartent de Buenos Aires sans victoire, mais avec des enseignements importants et, surtout, avec la satisfaction d’avoir tenu tête pendant 45 minutes à une équipe qui a finalement remporté la rencontre avec trois buts en seconde période.
Une page se tourne pour Messi
Pour l’Argentine, l’essentiel était aussi ailleurs. Cette soirée marquait la fin d’une époque. Lionel Messi disputait son 208e et dernier match international avec l’Albiceleste. Il termine son aventure avec l’équipe nationale comme son joueur le plus capé et son meilleur buteur, avec 126 réalisations.
Le public du Monumental lui a réservé un hommage à la hauteur de son parcours. Ému, Messi a vécu une soirée chargée de souvenirs, entre ovations, larmes, célébrations et reconnaissance.
Après avoir longtemps porté le poids des attentes d’un pays passionné, le génie argentin quitte la sélection avec un palmarès exceptionnel, notamment deux Copa América, une Finalissima et surtout une Coupe du monde remportée en 2022.
Et pour son dernier rendez-vous avec l’Argentine, le destin lui avait réservé un adversaire africain : le Bénin. Les Guépards ont perdu 3-0. Mais ils auront participé, à leur manière, à l’écriture de la dernière page internationale de Lionel Messi.
Argentine 3-0 Bénin. Un score qui consacre l’Albiceleste, mais une soirée qui permet aussi aux Guépards de sortir du Monumental la tête haute. L’histoire s’est écrite, en majuscule. Le reste appartient aux archives.
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