Donald Trump l’a qualifié de « l’un des personnages les plus maléfiques de l’histoire »
Les autorités iraniennes ont confirmé dans la nuit de samedi à dimanche la mort du guide suprême Ali Khamenei, tué lors d’une attaque aérienne conjointe israélo-américaine. L’annonce, diffusée par les médias d’État, évoque la disparition “en martyr” du dirigeant de la République islamique, accusant “l’Amérique criminelle et le régime sioniste” d’avoir mené une frappe combinée à l’aube.
Quelques heures plus tôt, le président américain Donald Trump avait déclaré sur son réseau Truth Social que Khamenei, qu’il a qualifié de “L’un des personnages les plus maléfiques de l’histoire”, était mort. “Il ne pouvait échapper à nos capacités de renseignement et de surveillance sophistiquées”, a-t-il affirmé, saluant également la coopération étroite avec Israël. Dans un entretien téléphonique à CBS, il a ajouté avoir “une idée précise” de la personne qui pourrait diriger l’Iran, tout en refusant d’en dire davantage. Il a aussi estimé qu’un règlement diplomatique serait désormais “plus facile qu’hier”, tout en prévenant que les frappes se poursuivraient “une semaine ou plus si nécessaire”.
Selon un responsable israélien, Khamenei a été éliminé lors de la première vague de l’opération “Rugissement du Lion”. Son corps aurait été retrouvé. Des explosions avaient été signalées près de son complexe à Téhéran peu après le lancement de l’offensive. Des images satellites montrent d’importants dégâts et un épais panache de fumée au-dessus du site. Des médias iraniens ont également rapporté la mort de sa fille et de son petit-fils, information qui n’a pas été confirmée indépendamment.
Plusieurs hauts responsables iraniens auraient été tués aux côtés du guide suprême, dont Ali Shamkhani, secrétaire du Conseil de défense, le commandant des Gardiens de la révolution Mohammad Pakpour, le chef du renseignement Salah Asadi, le chef du bureau militaire de Khamenei Mohammad Shirazi et le ministre de la Défense Aziz Nasirzadeh. Une tentative visant le président Massoud Pezeshkian aurait également eu lieu.
Dans l’attente de la désignation d’un successeur, le pouvoir intérimaire serait assuré conjointement par le président Pezeshkian, le chef du pouvoir judiciaire Gholam-Hossein Mohseni Ejei et un membre du Conseil des gardiens. Téhéran entre ainsi dans une phase d’incertitude majeure, aux conséquences potentiellement déterminantes pour l’équilibre régional.
CMM