Venezuela : les réactions internationales abondent après l’action de Donald Trump

De Londres à Paris, en passant par Moscou et Téhéran, de nombreuses voix appellent au respect du droit international et mettent en garde contre une escalade aux conséquences régionales.

L’opération militaire menée par les États-Unis au Venezuela, ordonnée par le président Donald Trump, continue de provoquer une vague de réactions critiques à travers le monde, sur fond de débats juridiques et politiques autour du respect du droit international.

Au Royaume-Uni, le Premier ministre Keir Starmer a pris ses distances avec l’opération américaine. Interrogé sur les frappes et l’arrestation revendiquée de Nicolás Maduro, il a rappelé que le Royaume-Uni n’y était pas impliqué et a déclaré : « Nous devrions tous respecter le droit international », soulignant l’importance des cadres multilatéraux et de la légalité internationale.

La Russie a dénoncé une « agression armée » contre un État souverain, appelant à empêcher toute escalade et à privilégier une solution diplomatique. L’Iran a, de son côté, condamné une « violation flagrante de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale du Venezuela », estimant que l’intervention américaine menace la paix et la sécurité internationales.

L’Union européenne a réagi avec prudence. Bruxelles a rappelé avoir « toujours indiqué que Nicolás Maduro manquait de légitimité », tout en appelant à « la retenue » après l’annonce de sa capture par les États-Unis. L’UE souligne la nécessité d’éviter toute escalade et de privilégier une solution respectant le droit international et la stabilité régionale.

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En Israël, le chef de l’opposition Yair Lapid a également commenté les frappes américaines. Dans un message publié en anglais sur son compte X, il a estimé que « le régime en Iran devrait prêter attention à ce qui se passe au Venezuela », une déclaration interprétée comme un avertissement adressé à Téhéran dans un contexte de tensions régionales accrues.

En France, les réactions ont traversé le spectre politique. Le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a dénoncé ce qu’il qualifie d’« enlèvement » du président vénézuélien, estimant que l’opération américaine constitue une violation grave du droit international et appelant les autorités françaises à la condamner. À droite, le président du Rassemblement national Jordan Bardella a réagi sur le réseau X. Dans son message, il a mis en garde contre les conséquences d’une intervention militaire américaine unilatérale, soulignant que le respect du droit international et de la souveraineté des États devait s’appliquer à tous, sans exception.

Ces prises de position illustrent une contestation large, allant de gouvernements étrangers à des responsables politiques européens de sensibilités opposées. Si Washington assume pleinement son action, la légitimité juridique et politique de l’intervention au Venezuela demeure au cœur d’un débat international de plus en plus polarisé.

Francisco LAWSON

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Administrateur Général Adjoint de Cloche media monde