Réunis pour la première fois ce vendredi 24 juillet 2026 à Cotonou, les membres du tout premier Sénat de l’histoire du Bénin ont entamé les préparatifs de leur installation officielle. Cette rencontre, organisée à huis clos, marque une étape décisive dans la mise en place de cette nouvelle institution issue de la réforme constitutionnelle.
À quelques jours de l’installation officielle du Sénat, prévue pour le 30 juillet 2026, les sénateurs se sont retrouvés ce vendredi au Sofitel de Cotonou pour une première séance de travail consacrée à l’organisation de cet événement historique. Les échanges, qui se sont déroulés à huis clos pendant près de deux heures, ont essentiellement porté sur les aspects protocolaires et organisationnels de la cérémonie inaugurale.
À l’issue de la rencontre, Me Robert Dossou, qui a dirigé les travaux, a indiqué que les discussions étaient exclusivement consacrées au cérémonial de l’installation de la nouvelle chambre parlementaire. Sans entrer dans les détails des délibérations, il a précisé que cette première prise de contact visait à assurer le bon déroulement de la cérémonie qui marquera officiellement l’entrée en fonction des sénateurs.
Cette première réunion revêt un caractère particulier. Elle constitue la toute première rencontre des membres du Sénat depuis leur désignation, ouvrant ainsi une nouvelle page de l’histoire institutionnelle du Bénin. La création du Sénat, prévue par la réforme constitutionnelle, vient compléter l’architecture des institutions de la République en instaurant un Parlement bicaméral aux côtés de l’Assemblée nationale.
Le doyen d’âge, l’ancien président de la République Nicéphore Soglo, qui devait normalement présider cette séance préparatoire, était absent. Les travaux ont donc été conduits par Me Robert Dossou, figure emblématique du droit béninois et ancien président de la Cour constitutionnelle.
Sur les 25 sénateurs que compte l’institution, 23 ont répondu présents à cette première réunion. Deux absences ont été enregistrées : celle de Nicéphore Soglo et celle de Sacca Lafia.
La rencontre a également été marquée par la présence de plusieurs personnalités de premier plan appelées à siéger au sein de cette nouvelle institution. Parmi elles figuraient les anciens présidents de la République Patrice Talon et Thomas Boni Yayi, les anciens présidents de l’Assemblée nationale Louis Vlavonou, Adrien Houngbédji, Mathurin Nago et Antoine Idji Kolawolé. D’autres personnalités politiques de premier rang, notamment Pascal Irénée Koukpaki et Paul Hounkpè, ont également pris part aux travaux.
L’installation officielle du Sénat, attendue le 30 juillet prochain, constituera un moment historique pour le pays. Elle consacrera l’entrée en fonction de la deuxième chambre du Parlement béninois et ouvrira une nouvelle phase dans l’évolution des institutions nationales. Cette mise en place s’inscrit dans le cadre des réformes institutionnelles engagées ces dernières années, avec l’ambition de renforcer le fonctionnement de l’État et d’approfondir le système démocratique.
Tous les regards sont désormais tournés vers la cérémonie solennelle du 30 juillet, qui donnera officiellement naissance au Sénat béninois et marquera une étape majeure dans l’histoire politique et institutionnelle de la République.
La rédaction
Sénat du Bénin : les futurs sénateurs lancent les préparatifs de leur installation officielle dans la discrétion
Administrateur Général Adjoint de Cloche media monde