FIFA : Donald Trump monte au créneau pour défendre Gianni Infantino et met en garde contre son départ

(Le président américain juge « terrible » toute décision visant à remplacer le patron de la FIFA, alors que Gianni Infantino fait face à de vives critiques autour d’un projet de restructuration économique de l’instance mondiale du football.)

Le débat autour de l’avenir de Gianni Infantino à la tête de la Fédération internationale de football association (FIFA) prend une dimension politique et internationale. Alors que le président de l’instance dirigeante du football mondial est fragilisé par les controverses suscitées par un projet de création d’une nouvelle filiale, Donald Trump est monté au créneau pour lui apporter publiquement son soutien.

Dans un message publié lundi sur son réseau social Truth Social, le président américain a adressé une mise en garde sans ambiguïté à la FIFA. Selon lui, remplacer Gianni Infantino constituerait une « terrible erreur ».

Donald Trump n’a pas seulement défendu le bilan du dirigeant suisse. Il a également insisté sur sa capacité à faire du football un puissant instrument de rassemblement et de développement économique. « Il est fantastique », a notamment affirmé le président américain, estimant que Gianni Infantino venait de présider « la Coupe du monde la plus réussie de l’histoire ».

Pour Donald Trump, la réussite du Mondial organisé notamment aux États-Unis est largement liée au leadership du président de la FIFA. Il considère ainsi que le football mondial pourrait perdre une partie de son dynamisme sportif et financier si Gianni Infantino venait à quitter ses fonctions.

Un projet à 20 milliards de dollars qui fait grincer des dents

Cette sortie du président américain intervient dans un contexte particulièrement sensible pour Gianni Infantino. Le patron de la FIFA fait l’objet de critiques liées à un projet de transformation de la gestion des principales compétitions de l’organisation.

La FIFA envisage notamment la création d’une filiale destinée à administrer la Coupe du monde et d’autres compétitions majeures. La nouvelle structure pourrait être valorisée à environ 20 milliards de dollars, avec la possibilité d’ouvrir jusqu’à 20 % de son capital à des investisseurs extérieurs.

Un projet qui ne laisse pas indifférentes les grandes puissances du football mondial. Les confédérations européenne et sud-américaine, notamment, ont exprimé leur opposition à cette évolution, faisant planer le risque d’un bras de fer institutionnel autour de la gouvernance et de la commercialisation des compétitions de la FIFA.

Derrière la question financière se joue donc un débat plus large : celui du contrôle des ressources générées par les compétitions internationales, de la gouvernance du football mondial et de la place que pourraient occuper des investisseurs privés dans la gestion des événements les plus lucratifs du sport-roi.

Trump et Infantino, une proximité devenue stratégique

Le soutien de Donald Trump à Gianni Infantino n’est toutefois pas une surprise. Les deux hommes entretiennent depuis plusieurs années une relation étroite, particulièrement renforcée à l’occasion de la préparation de la Coupe du monde organisée en partie sur le sol américain.

Le président américain considère le dirigeant de la FIFA comme un responsable capable de « rassembler les gens » autour du football. Une proximité qui dépasse désormais le simple cadre sportif et qui donne à la relation Trump-Infantino une dimension politique et diplomatique particulière.

Selon des informations rapportées récemment par le New York Post, Donald Trump aurait même envisagé de soutenir Gianni Infantino pour succéder à António Guterres au poste de secrétaire général des Nations unies. Une hypothèse qui, si elle devait se concrétiser, témoignerait de la confiance accordée par le président américain au dirigeant de la FIFA.

Le précédent Balogun avait déjà alimenté la polémique

Cette proximité entre les deux hommes avait déjà suscité des interrogations pendant la Coupe du monde. Donald Trump était notamment intervenu dans le dossier du carton rouge infligé à l’attaquant américain Folarin Balogun, demandant le réexamen de la sanction.

La FIFA avait finalement annulé la suspension, provoquant une vive réaction du côté de l’UEFA. L’instance européenne avait dénoncé une décision jugée « sans précédent, incompréhensible et injustifiable ».

Cet épisode avait contribué à alimenter les débats sur l’indépendance des instances du football et sur les rapports entre pouvoir politique et gouvernance sportive.

Le « Prix de la paix » de la FIFA, autre symbole de leur rapprochement

La relation entre Donald Trump et Gianni Infantino avait encore fait parler d’elle en décembre 2025, lorsque le président de la FIFA avait remis au président américain le premier Prix de la paix de la FIFA.

Cette distinction avait constitué un nouveau symbole de la proximité entre les deux dirigeants, dans un contexte où la FIFA cherche de plus en plus à présenter le football comme un outil de dialogue, de rapprochement entre les peuples et de promotion de la paix.

Un avertissement qui dépasse le seul avenir d’Infantino

En prenant publiquement position en faveur de Gianni Infantino, Donald Trump intervient donc dans un débat qui dépasse largement la personne du président de la FIFA. Son message intervient au moment où l’instance mondiale du football réfléchit à une profonde évolution de son modèle économique et organisationnel.

La question est désormais de savoir si le soutien affiché par le président américain pèsera dans les discussions qui entourent l’avenir de Gianni Infantino. Face aux critiques des grandes confédérations et aux interrogations suscitées par l’ouverture envisagée du capital d’une nouvelle structure à des investisseurs, le patron de la FIFA devra démontrer que son projet peut préserver l’équilibre entre performance économique, intérêts sportifs et indépendance de la gouvernance.

Une chose est certaine : Donald Trump a choisi son camp. Pour le président américain, Gianni Infantino reste l’homme capable de conduire le football mondial vers de nouveaux succès. Et toute tentative de le remplacer serait, selon lui, une « terrible erreur ».

La rédaction

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Administrateur Général Adjoint de Cloche media monde