Conseil des ministres du 4 novembre 2026 : 100 milliards FCFA pour l’industrialisation, un nouveau cap pour le Bénin et une vague de nominations

Le gouvernement béninois accélère la mise en œuvre de ses ambitions économiques et sociales. Réuni ce mercredi 4 novembre 2026 au Palais de la Marina, sous la présidence de Romuald Wadagni, le Conseil des ministres a adopté plusieurs décisions majeures touchant à l’industrialisation, à la lutte contre l’extrême pauvreté, à la protection sociale, aux infrastructures prioritaires et à la modernisation de l’administration publique. Au cœur des décisions annoncées figure notamment la création d’un Fonds de Développement industriel doté d’un capital de 100 milliards de FCFA, ainsi que l’approbation du Programme d’Action du Gouvernement (PAG) 2026-2033, baptisé « Le Bénin plus loin, ensemble ».

Cette session gouvernementale marque ainsi une nouvelle étape dans la conduite de l’action publique, avec une volonté affichée de transformer davantage le potentiel économique national en richesses, en emplois et en services accessibles aux populations. Plusieurs mesures normatives, des communications gouvernementales et d’importantes nominations ont également été enregistrées.

Un fonds de 100 milliards FCFA pour changer d’échelle industrielle


C’est sans doute l’une des décisions économiques les plus importantes de ce Conseil des ministres. Le gouvernement a décidé de mettre en place le Fonds de Développement industriel du Bénin, doté d’un capital de 100 milliards de FCFA. Cet instrument financier est destiné à renforcer les capacités des entreprises industrielles nationales et à favoriser l’émergence d’un tissu industriel plus compétitif.

L’ambition est de dépasser les acquis déjà enregistrés dans certaines filières, notamment le textile-habillement, qui permet désormais la transformation locale du coton béninois, et la production de carreaux de céramique. Pour les autorités, il devient nécessaire d’élargir le nombre de filières industrielles, d’étendre géographiquement les investissements et de permettre aux entreprises locales d’atteindre une taille suffisante pour affronter la concurrence régionale et internationale.

Le nouveau fonds aura notamment pour mission de fournir des fonds propres et des quasi-fonds propres de long terme aux entreprises, de faciliter l’accès au crédit bancaire en partageant les risques avec les établissements financiers et de réduire les délais d’installation des unités industrielles.

Son intervention s’articulera autour de trois guichets spécialisés : « Bénin Industrial Invest », consacré à l’accompagnement financier des entreprises ; la « Facilité de Garantie Industrielle », destinée à faciliter le financement bancaire et le crédit-bail ; et le programme « Usines Prêtes à l’Emploi », qui permettra de mettre à la disposition des investisseurs des infrastructures industrielles clés en main dans les pôles de développement territorial.

À travers ce mécanisme, le gouvernement entend faire émerger de véritables champions industriels nationaux, capables de s’insérer dans les chaînes de valeur internationales et de porter la marque Bénin sur les marchés extérieurs.

Un nouvel observatoire pour mieux mesurer la réalité sociale du pays

Autre décision importante : la création de l’Observatoire national du Progrès social (ONPS), placé sous la tutelle de la Présidence de la République. Cette structure aura pour mission d’assurer un suivi global de l’extrême pauvreté, de la santé sexuelle et reproductive ainsi que de la situation des populations les plus vulnérables. Elle devra notamment centraliser et analyser les données sociales, conduire des études prospectives, améliorer le ciblage des bénéficiaires des programmes de protection sociale et évaluer périodiquement les résultats des politiques publiques.

L’Observatoire pourra également alerter le chef de l’État sur les situations sociales préoccupantes, formuler des avis sur les projets de politiques sociales et proposer des mesures correctrices. Il produira, à terme, un rapport annuel sur la situation sociale du Bénin.

Cette nouvelle structure traduit la volonté affichée des autorités de mieux orienter les interventions sociales à partir de données fiables et d’une appréciation plus précise des besoins des populations.

Une unité spéciale pour accélérer les infrastructures sociales prioritaires

Dans la même dynamique, le Conseil a décidé de mettre en place une Unité d’appui au Programme présidentiel d’infrastructures sociales prioritaires. Cette structure temporaire, créée pour une durée de 24 mois, aura pour responsabilité de coordonner et de suivre les opérations de construction, de réhabilitation et d’équipement des infrastructures sociales jugées prioritaires.

Elle travaillera en concertation avec les ministères concernés, qui conservent leurs attributions, afin de définir les priorités, d’établir les calendriers d’exécution, de rechercher les financements et de faciliter l’identification des entreprises capables de réaliser les travaux.

Un rapport mensuel devra être adressé au président de la République pour lui permettre de suivre l’évolution des projets et de faire traiter rapidement les éventuelles difficultés. Une évaluation interviendra au douzième mois, tandis qu’un plan de transfert des dossiers devra être arrêté au plus tard au dix-huitième mois.

Le PAG 2026-2033 : une ambition de croissance de 7,7 %

L’autre grande annonce de cette session concerne l’approbation du Programme d’Action du Gouvernement 2026-2033, intitulé « Le Bénin plus loin, ensemble ». Inscrit dans la Vision Bénin 2060 ALAFIA et le Plan national de développement 2026-2035, ce programme constitue la feuille de route de la nouvelle équipe gouvernementale pour les sept prochaines années.

Son objectif global est d’intensifier le bien-être des populations sur l’ensemble du territoire national. Trois défis majeurs structurent cette ambition : l’éradication de l’extrême pauvreté, l’élargissement de la base productive et des opportunités économiques, ainsi que la consolidation de la gouvernance, de la cohésion nationale et de la sécurité.

Sur le plan économique, le gouvernement mise sur six filières locomotives : l’agriculture, l’industrie, le tourisme, la logistique, l’éducation et les savoirs associés à l’industrie de pointe, ainsi que l’énergie.

Le cadrage macroéconomique du programme ambitionne une croissance réelle moyenne de 7,7 % sur la période 2026-2033, avec un déficit budgétaire global maintenu en dessous de 3 % du produit intérieur brut. Le financement du portefeuille de projets devrait être assuré à hauteur de 45 % par le secteur public et de 55 % par le secteur privé.

L’exécution du programme sera organisée en deux phases : une première période de mise en service allant de 2026 à 2029, puis une phase de consolidation de 2030 à 2033. Des contrats annuels de performance entre les ministres et le président de la République permettront de suivre les engagements et les résultats.

La territorialisation des politiques publiques, en tenant compte des potentialités et des besoins des six pôles de développement, ainsi que l’utilisation de la technologie dans la modernisation des services publics, constituent deux leviers essentiels de cette nouvelle feuille de route.

Protection civile : de nouveaux équipements pour renforcer les interventions

Le Conseil des ministres a également autorisé l’acquisition de matériels et d’équipements modernes au profit de l’Agence béninoise de Protection civile. Cette décision vise à renforcer les capacités d’intervention des équipes de secours, particulièrement face aux incendies de grande ampleur et aux situations d’urgence nécessitant des équipements spécialisés.

Les nouveaux matériels permettront notamment d’améliorer la protection individuelle des agents, leur identification sur le terrain et leur sécurité dans les environnements dangereux. L’objectif est de mieux répondre à l’augmentation des sollicitations et à l’évolution des risques naturels et anthropiques.

Cinq entreprises bénéficient des avantages du Code des investissements

Dans le cadre de la politique de promotion de l’investissement privé, cinq sociétés ont été admises au bénéfice des mesures incitatives du Code des investissements. Ces agréments concernent des projets industriels et économiques susceptibles de renforcer la production locale et de favoriser la création d’emplois.

Parmi les entreprises concernées figurent FLUDOR-BÉNIN SA, pour l’installation d’une nouvelle ligne de production de tourteaux de soja biologique et d’huile de soja biologique à Cana, dans la commune de Zogbodomey ; ATC INDUSTRIE DU BOIS SA, pour la modernisation de sa scierie à Kpodjava, dans la commune d’Allada, et la construction d’un showroom à Cotonou ; ainsi que BÉNIN EXTRACTIONS SARL, pour l’exploitation de carrières de pierres ornementales à Dassa-Zoumè et à Savè.

Deux autres sociétés sont également concernées. Il s’agit de SELLIG GROUP SARL, qui prévoit l’installation d’une unité de production de gaz médical et industriel dans la zone industrielle de Sèmè-Podji, et de LELEADER RIHUA INDUSTRIES SARL, pour la production et la commercialisation de savon dur, de détergent liquide et de papier toilette à Kpodjava, dans la commune d’Allada.

Ces agréments traduisent la volonté du gouvernement de soutenir les investissements productifs et de renforcer les capacités nationales de transformation.

Agriculture : 50 unités frigorifiques pour mieux conserver les semences

Le secteur agricole bénéficie également de décisions importantes. Le gouvernement a autorisé l’acquisition et l’installation de 50 unités de stockage frigorifiques solaires de semences, d’une capacité individuelle de 20 à 25 tonnes, ainsi que de quatre camions frigorifiques de 15 tonnes chacun. Cette opération s’inscrit dans le cadre du Programme pilote de Productivité agricole et de Protection sociale des Agriculteurs du Bénin.

L’objectif est de renforcer les conditions de traitement, de conservation et de transport des semences afin de préserver leur pouvoir germinatif et de garantir aux producteurs des intrants de meilleure qualité. Les unités de stockage fonctionneront prioritairement à l’énergie solaire, avec un système de secours permettant leur alimentation par le réseau électrique conventionnel.

Les quatre camions frigorifiques assureront, quant à eux, le transport des semences entre les sites de collecte, les centres de traitement et les points de distribution. Une initiative qui devrait contribuer à améliorer les rendements agricoles et à réduire les pertes liées aux mauvaises conditions de conservation.

Diplômes étrangers en santé : 22 972 professionnels concernés par une évaluation

Autre dossier sensible abordé par le Conseil : la situation des détenteurs de diplômes délivrés par des établissements privés étrangers de formation en santé non reconnus par l’État béninois.

Pour apprécier leurs compétences et leur permettre, sous réserve de satisfaire aux exigences prévues, d’exercer au Bénin, le gouvernement a autorisé l’organisation d’une évaluation initiale en vue de l’obtention d’un certificat d’aptitude.

Quatre filières sont principalement concernées : le doctorat en médecine générale, le doctorat en pharmacie, la licence en sciences infirmières et obstétricales, option infirmier, et la licence en sciences infirmières et obstétricales, option sage-femme.

Le recensement effectué en mai 2026 a permis d’identifier 22 972 diplômés concernés, dont 15 398, soit 67 %, relèvent des quatre filières retenues.

Un règlement pédagogique encadrera les modalités d’évaluation, les conditions de réussite, la formation et la délivrance du certificat d’aptitude à l’équivalence. Les ministres concernés ont été instruits de prendre les dispositions nécessaires au bon déroulement de cette opération.

Innovation technologique : deux premières Innobox à Parakou et Porto-Novo

Le gouvernement entend également rapprocher l’innovation technologique des populations, notamment des jeunes. À cet effet, le Conseil a autorisé le lancement d’une phase pilote du dispositif national de mise en place des maisons de l’innovation pour les territoires, dénommé « Innobox ».

Ces espaces modulaires seront conçus comme des lieux de fabrication, d’expérimentation et de travail collaboratif. Ils permettront aux jeunes et aux autres usagers de concevoir et de réaliser des solutions technologiques répondant à des besoins concrets de leurs communautés.

Il pourra notamment s’agir de systèmes d’arrosage automatique, de dispositifs d’alerte aux inondations, de lampes à commande vocale en langues locales ou encore de robots autonomes.

Les Innobox contribueront aussi à la collecte de corpus en langues nationales destinés au développement de l’intelligence artificielle.

Pour expérimenter ce modèle, deux premières unités seront réalisées à Parakou et à Porto-Novo. Les enseignements tirés de cette phase pilote serviront de base à son extension progressive à l’ensemble des communes du Bénin.

Lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme : une stratégie nationale 2026-2030

Face à la montée des menaces sécuritaires et financières, le Conseil des ministres a adopté la Stratégie nationale de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération des armes de destruction massive pour la période 2026-2030.

Cette stratégie prend en compte plusieurs défis, notamment les flux financiers illicites, la cybercriminalité, le poids de l’économie informelle, les risques liés aux actifs virtuels et aux technologies financières, ainsi que les insuffisances de supervision de certaines professions.

Le Bénin ambitionne, à l’horizon 2030, de disposer d’un système efficace de lutte contre la criminalité économique et financière, dans un environnement économique sûr et attractif.

Les orientations retenues portent sur le renforcement du cadre juridique et institutionnel, la transparence économique et financière, la prévention des risques, l’efficacité du renseignement financier ainsi que la répression des infractions.

La stratégie prévoit également un plan d’action budgétisé et un mécanisme de suivi-évaluation. Les structures compétentes, notamment la CENTIF et l’Agence nationale de Recouvrement des Avoirs Confisqués et Saisis, sont appelées à jouer un rôle déterminant dans sa mise en œuvre.

Un centre funéraire moderne, une morgue et un crématorium annoncés

Dans le secteur sanitaire, le gouvernement a également décidé de recourir à une mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage pour accompagner le projet de construction d’un centre funéraire, d’une morgue, d’un crématorium et d’une école de formation en thanatopraxie.

Ce projet vise à moderniser la gestion des défunts au Bénin, en améliorant les conditions de conservation des corps et en garantissant davantage de dignité aux familles et aux personnes décédées.

L’infrastructure projetée devra également permettre de renforcer la sécurité sanitaire des travailleurs funéraires et de former du personnel spécialisé aux techniques de conservation des corps.

L’assistance à maîtrise d’ouvrage permettra notamment de préparer les cahiers des charges des études et d’accompagner techniquement la réalisation du projet dans le respect des normes et standards requis.

Protection des femmes et des filles : vers la ratification d’une convention africaine

Sur le plan des droits humains, le Conseil a décidé de transmettre à l’Assemblée nationale, pour autorisation de ratification, la Convention de l’Union africaine sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes et des filles.

Cet instrument juridique contraignant vise à renforcer la prévention et l’élimination des différentes formes de violences exercées contre les femmes et les filles sur le continent africain.

Selon le compte rendu gouvernemental, les réformes engagées au Bénin ces dernières années sont déjà conformes à plusieurs dispositions de cette convention. Sa ratification viendrait renforcer le dispositif juridique national, promouvoir la masculinité positive et prendre davantage en compte les violences qui se développent dans les cyberespaces.

D’autres réformes institutionnelles et réglementaires adoptées

Le Conseil a également approuvé plusieurs autres textes. Il s’agit notamment de la transmission à l’Assemblée nationale de la convention fiscale entre le Bénin et les Pays-Bas, signée le 21 mai 2026, pour éviter la double imposition et prévenir l’évasion et la fraude fiscales.

L’accord sur la biodiversité marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale a également été concerné par une procédure de transmission pour ratification.

Par ailleurs, plusieurs textes portent sur l’organisation et le fonctionnement de la Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF), de la Direction nationale du Contrôle, de l’Agence béninoise pour le Développement du Tourisme, de l’Agence nationale de l’Alimentation et de la Nutrition ainsi que de l’Agence nationale du Paysage.

Le Conseil a aussi procédé à la création du Commissariat permanent chargé de l’organisation du Hadj et à l’adoption de nouveaux règlements de discipline générale et de service de garnison dans les Forces armées béninoises. Les membres du Conseil national des Soins de Santé primaires et du Conseil national de la Médecine hospitalière ont également été nommés pour leur deuxième mandature.

Une importante vague de nominations dans l’administration publique

La session du 4 novembre 2026 a également été marquée par une série particulièrement importante de nominations à différents postes de responsabilité au sein de l’administration publique, des institutions de la République et des forces de défense et de sécurité.

À la Présidence de la République, Damien MAMA est nommé ministre, secrétaire permanent du Comité national de Pilotage des pôles de développement territorial. Justin ADJOVI devient vice-grand chancelier des Ordres nationaux du Bénin, tandis que Samou Seidou ADAMBI est nommé commissaire permanent du Hadj.

Le général de corps d’armée Ahodégnon Candide Fructueux GBAGUIDI prend les fonctions de secrétaire permanent du Conseil national de Défense et de Sécurité. Marc-André LOKO est nommé directeur général de l’Agence nationale d’Identification des Personnes, Farell FOLLY prend la direction générale de l’Agence nationale de Cybersécurité et de la Résilience, Aristide ADJINACOU celle de l’Agence des Systèmes d’Information et du Numérique, tandis qu’Ouanilo MEDEGAN FAGLA est nommé directeur général du Centre national d’Investigations numériques.

À la tête de l’Observatoire national du Progrès social, le choix du gouvernement s’est porté sur Adidjatou HASSAN ZANOUVI.

Dans les institutions, Yannick KOUAKANOU est nommé directeur général de l’Agence Bénin Partenariats et Expertise. À la Cour suprême, Thierry S. BIDOUZO devient secrétaire général. À l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la Poste, Coovi Hervé GUEDEGBE est élu président du Conseil de régulation, avec Alain AHOUNOU comme vice-président.

Au ministère des Affaires étrangères, Yacoubou AMADOU est nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Bénin près la République du Niger, tandis que Malik Abdoul Gomina SEIBOU IDRISSOU est désigné ambassadeur près la Fédération de Russie.

Les Forces armées béninoises connaissent également plusieurs changements à leur sommet. Le général de corps d’armée Abou ISSA est nommé chef d’état-major général. Les responsabilités à la tête des différentes composantes de l’armée sont également attribuées, notamment au colonel André DOKOUI FOFO pour l’armée de terre, au colonel Hervé Sètondji ALLOTCHENOU pour l’armée de l’air et au capitaine de vaisseau major Dossa HOUNKPATIN pour la marine nationale.

D’autres nominations concernent les ministères chargés de l’agriculture, de la santé, de l’éducation, de la décentralisation, de la culture, du commerce, de l’énergie, du cadre de vie et des finances. Plusieurs conseillers techniques à l’intelligence artificielle ont notamment été désignés dans différents départements ministériels, signe de la place accordée à cette technologie dans la nouvelle organisation de l’action publique.

Au niveau territorial, de nombreux chargés de mission des préfets ont également été nommés dans les douze départements du pays.

Enfin, Edouard M. SEHLIN est nommé directeur général du Fonds d’Investissement et de Garantie des Petites et Moyennes Entreprises.

Une nouvelle feuille de route, mais surtout une exigence de résultats

À travers les décisions de ce Conseil des ministres, le gouvernement de Romuald Wadagni affiche plusieurs priorités : accélérer l’industrialisation, renforcer la protection sociale, moderniser les infrastructures, améliorer la productivité agricole, promouvoir l’innovation et consolider la sécurité économique et financière.

Le PAG 2026-2033 donne désormais un cadre à ces ambitions. Mais au-delà des annonces, des nouveaux dispositifs institutionnels et des nominations, le véritable enjeu sera celui de leur traduction concrète dans le quotidien des Béninois.

La création d’un fonds de 100 milliards de FCFA pour l’industrie, l’installation d’un observatoire social ou encore la mise en place d’unités d’innovation dans les territoires constituent des engagements importants. Leur pertinence se mesurera cependant à leur capacité à produire des emplois, à améliorer les revenus, à réduire les inégalités et à offrir des services publics plus accessibles.

Le rendez-vous est donc pris avec les résultats. Car, pour les populations, la réussite de cette nouvelle feuille de route ne se mesurera pas uniquement aux ambitions affichées dans les documents officiels, mais surtout aux changements réellement perceptibles dans les villes, les campagnes et les foyers.

La rédaction

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