Macron annonce une initiative franco-britannique pour sécuriser l’Ukraine et préparer l’après-guerre
Macron a annoncé qu’une délégation militaire franco-britannique sera envoyée pour travailler avec l’armée ukrainienne afin de planifier leurs futures forces armées.
Le président français Emmanuel Macron a livré une série de déclarations importantes concernant la position de la France et de l’Europe face au conflit russo-ukrainien, esquissant les contours d’une stratégie européenne plus autonome.
« Les États-Unis restent un allié durable », a déclaré Macron, avant d’ajouter avec une franchise inhabituelle : « J’espère que l’Amérique sera à nos côtés, active, mais nous devons être prêts à une situation où elle ne nous rejoindrait pas – même si cela signifie que nous devrons agir seuls. »
Le président français a évoqué la possibilité d’utiliser les avoirs russes gelés, estimés à 230 milliards d’euros, pour financer la future reconstruction de l’Ukraine dans le cadre d’un accord de paix. Cette proposition, déjà évoquée par d’autres dirigeants occidentaux, prend une dimension plus concrète dans le discours de Macron.
Une force de sécurité multinationale pour l’Ukraine
Parmi les annonces les plus significatives figure le projet de création d’une force de sécurité en Ukraine impliquant plusieurs nations. « La force de sécurité pour l’Ukraine ne sera pas une force de maintien de la paix, mais sera constituée de plusieurs États membres basés sur des zones stratégiques », a précisé Macron. Il a souligné que cette force, encore « en phase de planification », couvrira les domaines maritimes, aériens et terrestres, et fera partie d’un « ensemble de sécurité plus large ». Le président français a fermement affirmé que « ce n’est pas à la Russie de décider s’il y a une force de sécurité en Ukraine. »
Une initiative franco-britannique
Dans cette perspective, Macron a annoncé qu’une délégation militaire franco-britannique sera envoyée pour travailler avec l’armée ukrainienne afin de planifier leurs futures forces armées. Les informations recueillies seront partagées avec les États-Unis.
« Les pays ont obligé la France et le Royaume-Uni à diriger les efforts et la planification de la coalition », a-t-il expliqué, soulignant qu’il n’y a « pas d’unanimité entre les partenaires concernant cette force de sécurité, mais il n’est pas nécessaire que tous y participent. »
Une Europe plus unie et déterminée
Macron s’est félicité d’une évolution positive de la posture européenne : « Les Européens se font davantage entendre, sont plus unis et plus déterminés qu’il y a quelques semaines. »
Dans une démarche concrète, le président a indiqué qu’il demandera aux ministres des Affaires étrangères de présenter, dans un délai de trois semaines, des propositions sur la manière de superviser un cessez-le-feu entre la Russie et l’Ukraine.
Ces déclarations interviennent dans un contexte où la France cherche à affirmer son leadership sur la scène européenne, particulièrement sur les questions de défense et de sécurité, tout en maintenant une alliance forte mais plus équilibrée avec les États-Unis sous l’administration Trump.
Francisco LAWSON
« ce n’est pas à la Russie de décider s’il y a une force de sécurité en Ukraine. »dixit Emmanuel Macron

Rédaction Cloche Média Monde