CAN Maroc 2015 / Huitième de finale contre l’Égypte : les Guépards héroïques, tombent les armes à la main

Dans une confrontation qui restera gravée dans les mémoires des supporters béninois, les Guépards du Bénin ont livré une performance courageuse face à l’Égypte, sept fois championne d’Afrique, lors du huitième de finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) disputée au Maroc hier. Au Grand Stade d’Agadir, l’équipe béninoise, outsider assumé, n’a pas tremblé malgré l’envergure de l’adversaire et a poussé les Pharaons jusque en prolongation avant de s’incliner 3-1.

L’aventure des Guépards du Bénin à la Coupe d’Afrique des Nations 2025 s’est arrêtée en huitième de finale. Opposés à l’Égypte, géant du football africain et septuple champion continental, les Béninois ont livré une prestation courageuse, mais insuffisante pour renverser une équipe riche d’expérience et de maturité tactique.

Contrairement à la CAN 2019, où le Bénin avait créé la surprise en atteignant les quarts de finale, cette édition n’a pas permis aux Guépards de franchir un nouveau palier. Pour autant, cette élimination ne saurait être analysée comme un échec cuisant. Face à l’une des nations les plus titrées d’Afrique, la hiérarchie a été respectée, même si les hommes en jaune ont longtemps fait douter leurs adversaires.

Des Guépards valeureux, mais rattrapés par le manque d’expérience

Sur le terrain, le Bénin n’a pas démérité. Organisation défensive solide par moments, engagement physique, volonté de jouer sans complexe : les Guépards ont montré de belles choses. Toutefois, dans les moments clés, l’expérience égyptienne a fait la différence. Maîtrise du tempo, gestion des temps faibles, efficacité dans les phases décisives : autant d’éléments qui ont cruellement manqué aux Béninois pour espérer aller plus loin.

Après une première période fermée et équilibrée conclue sur un score nul, la rencontre s’est débridée en seconde mi-temps avec l’ouverture du score de Marwan Attia à la 69e minute pour l’Égypte, à la suite d’une hésitation défensive béninoise.

Réactifs et solidaires, les Guépards du Bénin ont su faire preuve de caractère pour revenir au score grâce à Jodel Dossou à la 83e minute. Les deux équipes se sont ainsi neutralisées (1-1) au terme du temps réglementaire, obligeant le match à se poursuivre en prolongations.

Finalement, l’expérience égyptienne a fait la différence dans les 30 minutes supplémentaires : un but de tête de Yasser Ibrahim en prolongation, suivi d’un but scellé par Mohamed Salah dans les arrêts de jeu, ont conclu l’aventure béninoise.

Cette rencontre face à l’Égypte a mis en lumière l’écart qui subsiste encore entre une sélection en construction et une nation rompue aux grandes compétitions internationales. Les Guépards ont appris, parfois dans la douleur, ce que signifie jouer un match à élimination directe face à un grand d’Afrique.

Tirer les leçons pour bâtir l’avenir

L’heure est désormais au bilan et aux enseignements. La CAN 2025 doit servir de base de réflexion pour la Fédération béninoise de football, le staff technique et les joueurs. Il s’agit de capitaliser sur les acquis, tout en corrigeant les insuffisances observées.

La reconstruction de l’équipe apparaît comme une nécessité, avec un accent particulier sur la jeunesse. Plusieurs jeunes joueurs ont montré de l’envie, du talent et une réelle détermination à faire leurs preuves au plus haut niveau. Ils devront être accompagnés, encadrés et intégrés progressivement autour de cadres capables de transmettre l’expérience des grandes compétitions.

Cap sur la CAN 2027

Adieu donc la CAN 2025, mais pas aux ambitions. Dès maintenant, le regard est tourné vers les prochaines échéances, notamment les éliminatoires de la CAN 2027. La préparation doit être méthodique, cohérente et ambitieuse, car, comme le dit l’adage, qui veut voyager loin ménage sa monture.

Le parcours des Guépards à cette CAN 2025 rappelle une évidence : le Bénin est sur la bonne voie, mais le chemin vers le très haut niveau africain exige patience, continuité et expérience. L’essentiel est là : une équipe combative, une base à renforcer et un avenir à construire. Les Guépards quittent la compétition la tête haute, avec la certitude que les leçons d’aujourd’hui peuvent devenir les succès de demain.

Boris MAHOUTO

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Administrateur Général Adjoint de Cloche media monde