Du 5 au 7 mai 2026, la capitale française s’apprête à devenir l’épicentre du journalisme mondial à l’occasion du Congrès du centenaire de la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ). Un rendez-vous historique qui réunira plus de 300 représentants de syndicats et d’associations de journalistes venus des quatre coins du globe, dans un contexte marqué par des mutations profondes du paysage médiatique.
Un retour symbolique aux sources
C’est au Novotel Paris Est, Porte de Bagnolet, que se tiendront les assises principales de ce congrès, précédées d’une journée inaugurale le 4 mai, dont le lieu reste à confirmer. Ce retour à Paris n’est pas anodin : la ville est le berceau de la FIJ, fondée en 1926. Un siècle plus tard, cette organisation demeure la plus grande voix mondiale des journalistes, représentant près de 600 000 professionnels des médias dans 148 pays.
Placée sous le thème « 100 ans de solidarité internationale pour un journalisme fort et un syndicalisme puissant », cette rencontre est organisée avec le soutien des principaux syndicats français, notamment le SNJ, le SNJ-CGT, la CFDT Journalistes et Force Ouvrière.
Un moment décisif pour l’avenir de la profession
Au-delà de sa portée symbolique, ce congrès s’annonce comme une étape stratégique majeure. Les délégués auront pour mission de définir les grandes orientations de la FIJ pour la période 2026-2029, à travers l’adoption d’un nouveau programme de travail.
Dans un monde en pleine transformation numérique, les débats porteront sur des enjeux cruciaux tels que : l’impact de l’intelligence artificielle sur le journalisme, la sécurité des professionnels des médias, l’implication des jeunes générations dans la profession, l’égalité de genre, la surveillance et les menaces contre la liberté de la presse. Autant de défis qui redéfinissent aujourd’hui les contours du métier de journaliste et appellent à des réponses collectives fortes.
Renforcer le rôle des syndicats face aux crises
Le congrès mettra également en lumière le rôle déterminant des organisations syndicales dans la défense des droits des journalistes. Dans un contexte où les pressions politiques, économiques et technologiques s’intensifient, les syndicats apparaissent comme des remparts essentiels pour : protéger les emplois, garantir des conditions de travail décentes, promouvoir un journalisme éthique et indépendant, assurer la pérennité de la profession.
Un appel à l’unité et à l’engagement
Pour la présidente de la FIJ, Dominique Pradalié, ce centenaire est bien plus qu’une commémoration : « Nous sommes revenus à Paris, berceau de la FIJ, marquant un siècle de solidarité et de luttes syndicales pour la liberté de la presse, un journalisme de qualité et des conditions de travail équitables. » Elle exprime l’espoir que ce congrès soit un moment de renouveau, capable d’insuffler force, espoir et unité à l’ensemble des acteurs du secteur.
Une voix mondiale face aux défis contemporains
Dans un environnement médiatique fragilisé par la désinformation, les crises politiques et les mutations technologiques, la FIJ entend plus que jamais jouer son rôle de vigie mondiale du journalisme. Ce congrès du centenaire apparaît ainsi comme une opportunité unique de repenser collectivement les fondements d’une profession indispensable à la démocratie.
Paris 2026 : un tournant pour le journalisme mondial
À l’heure où la liberté de la presse est mise à rude épreuve dans plusieurs régions du monde, ce rendez-vous international pourrait marquer un tournant décisif. Entre mémoire des luttes passées et projection vers l’avenir, la FIJ ambitionne de tracer une nouvelle voie pour un journalisme plus fort, plus solidaire et résolument tourné vers les défis du XXIe siècle.
RCMM
Congrès du centenaire de la FIJ : Paris au cœur d’un siècle de luttes pour un journalisme libre et responsable
Administrateur Général Adjoint de Cloche media monde