Longtemps considéré comme la vitrine du développement agricole et de l’innovation en Afrique, le centre Songhaï, aujourd’hui Institut était la grande attraction au Bénin. Ce site emblématique, qui accueillait des chefs d’État, des experts agricoles de renommée mondiale et des scientifiques en quête de modèles durables, était perçu comme un modèle de réussite. Mais aujourd’hui, c’est la Zone Industrielle de Glo-Djigbé qui tient la couronne

Longtemps demeuré la grande attraction au Bénin, l’audience du projet Songhaï a largement chuté. Ce site agricole qui jadis attirait tous les regards curieux perd sa réputation de marque. Conséquence : un secteur industriel revanchard qui vient lui ravir la vedette. La Zone industrielle de Glo-Djigbé bouleverse la donne et bat aujourd’hui le record de visiteurs.
En quelques années, cette zone industrielle a su capter l’attention et déplacer l’intérêt du public et des investisseurs. Avec une stratégie de développement axée sur la transformation locale et l’industrialisation, la Gdiz enregistre aujourd’hui un afflux record de visiteurs, reléguant ainsi le projet Songhaï au second plan.
Le déclin de la notoriété de Songhaï s’explique par plusieurs facteurs. D’abord, la montée en puissance de la Gdiz, qui incarne une nouvelle vision du développement économique axée sur la création d’emplois et l’industrialisation, a capté l’attention des décideurs et des investisseurs. Ensuite, l’évolution des priorités nationales a favorisé l’essor du secteur industriel, jugé plus porteur à court terme pour la croissance économique.

Désormais, la Gdiz attire des visites officielles de haut niveau, des entrepreneurs, des chercheurs et même des organisations internationales intéressées par son modèle. Le centre Songhaï, bien que toujours fonctionnel, voit son aura s’estomper progressivement.

Cette mutation pose une question essentielle : l’agriculture durable peut-elle encore rivaliser avec l’industrialisation galopante en termes d’intérêt et d’impact ? Seule une redéfinition des stratégies de Songhaï pourrait lui permettre de regagner sa place sur l’échiquier des attractions majeures du pays.
Boris MAHOUTO