Le Qatar se retrouve une nouvelle fois sous les feux de la polémique. Cette fois, des révélations font état d’un vaste dispositif mis en place pour remplir les tribunes lors des rencontres de sa sélection nationale à la Coupe du monde de la FIFA 2026, organisée aux États-Unis. Des milliers de spectateurs auraient bénéficié d’une prise en charge complète afin de soutenir l’équipe qatarie, relançant le débat sur l’authenticité de l’ambiance dans les stades.
Selon plusieurs médias internationaux, la Fédération qatarie de football aurait financé le déplacement d’environ un millier de personnes dans le cadre de son « Programme de délégation des supporters qataris », officiellement présenté le 5 juin. Les bénéficiaires auraient vu leurs billets d’avion, leur hébergement, leurs transports locaux ainsi que leurs billets d’entrée aux matchs entièrement pris en charge.
Les informations rapportées indiquent également qu’une partie importante de ces participants n’avait jamais assisté à une rencontre de football auparavant. À la veille du dernier match de groupe face à la Bosnie-Herzégovine, près de 500 participants auraient été réunis dans un hôtel de Seattle afin de recevoir des consignes sur leur comportement dans les tribunes. Chacun aurait également reçu un « Fanbox » comprenant notamment un maillot de la sélection qatarie, un drapeau, un chapeau et des lunettes de soleil destinés à renforcer la visibilité des supporters.
Lors de la défaite du Qatar (3-1) contre la Bosnie-Herzégovine, jusqu’à 2 000 spectateurs auraient ainsi assisté gratuitement à la rencontre, selon ces mêmes informations. Des allégations, qui n’ont toutefois pas été confirmées de manière indépendante, évoquent également la présence de citoyens américains et mexicains qui auraient été rémunérés pour contribuer à l’animation des tribunes. Ces accusations rappellent celles formulées lors de la Coupe du monde 2022 organisée au Qatar, où Doha avait fermement rejeté toute mise en scène artificielle du soutien populaire.
Face à la controverse, la Fédération qatarie de football assume l’existence du programme tout en réfutant toute intention de manipulation. Elle explique que cette initiative avait pour seul objectif de créer « une ambiance dynamique dans les stades afin de pousser les joueurs à obtenir les meilleurs résultats possibles » et de favoriser une meilleure représentation des supporters qataris durant la compétition.
Sur le plan sportif, cette mobilisation n’a toutefois pas permis d’éviter une élimination précoce. Battu par la Bosnie-Herzégovine, le Qatar a terminé à la dernière place du groupe B, mettant un terme à son parcours dès la phase de groupes.
À l’inverse, la Bosnie-Herzégovine s’est imposée comme l’une des révélations du tournoi. Dirigée par Sergej Barbarez, la sélection bosnienne, déjà remarquée après avoir éliminé l’Italie lors des qualifications, a poursuivi son aventure en décrochant une place en seizièmes de finale parmi les meilleurs troisièmes.
« Nous sommes arrivés ici en véritables outsiders. Nous voulions accomplir quelque chose de grand, et aujourd’hui c’est devenu réalité », s’est félicité Sergej Barbarez, saluant l’exploit de son équipe.
Si ces révélations continuent d’alimenter les débats autour de l’image du football qatari, elles pourraient également raviver les interrogations sur les méthodes employées par certains pays pour renforcer leur visibilité et leur soutien populaire lors des grandes compétitions internationales. À ce stade, plusieurs des accusations relayées dans les médias demeurent toutefois non vérifiées de manière indépendante.
La rédaction
Mondial 2026 : le Qatar au cœur d’une nouvelle controverse après des accusations de « faux supporters » dans les tribunes
Administrateur Général Adjoint de Cloche media monde