À l’issue d’un atelier de concertation consacré aux enjeux des prochaines échéances du football béninois, les acteurs du monde sportif ont appelé à une nouvelle dynamique fondée sur la continuité, la bonne gouvernance et le renforcement des moyens. Blaise Donou, président de Sitatunga FC, club de deuxième division, a présenté les grandes conclusions des travaux.

Réunis autour du thème « Ensemble pour une gouvernance efficace et un football béninois plus ambitieux », les acteurs du football béninois ont échangé, le mercredi 3 juin 2026, sur les défis qui attendent la discipline dans les prochaines années. Cette rencontre, organisée à l’hôtel Pantagruel en face du stade de l’Amitié GMK, a permis aux participants de faire un diagnostic global du football national et de dégager des pistes pour son développement durable.

Restituant les travaux, Blaise Donou, président de Sitatunga FC, a insisté sur la nécessité de préserver les acquis enregistrés ces dernières années et d’inscrire les prochaines actions dans une logique de continuité. Selon lui, les participants ont unanimement reconnu les avancées réalisées dans la gestion du football béninois, notamment dans les domaines des infrastructures, de la structuration des compétitions et de la progression des sélections nationales. « Il ne faut pas faire marche arrière. Le football béninois a atteint un certain niveau et notre responsabilité est de continuer à avancer, en faisant mieux et davantage », a-t-il déclaré.
La continuité des réformes au cœur des recommandations
Pour les acteurs présents, la prochaine équipe dirigeante de la Fédération béninoise de football devra s’appuyer sur les réformes déjà engagées afin de consolider les progrès enregistrés. Blaise Donou a notamment évoqué les efforts réalisés dans plusieurs secteurs, citant l’amélioration des infrastructures sportives, la montée en puissance des différentes catégories de sélections nationales et les performances encourageantes du football féminin. « Nous avons vu des évolutions importantes. L’équipe féminine U20 qui s’est qualifiée pour une compétition continentale en est une illustration. Ces résultats montrent que le travail commence à porter ses fruits », a-t-il souligné.
Vers une Fédération mieux gouvernée
L’un des grands enseignements de l’atelier concerne la gouvernance institutionnelle du football. Les participants souhaitent une Fédération davantage tournée vers l’efficacité administrative, la transparence et la performance. Pour le président de Sitatunga FC, le prochain dirigeant de la faîtière du football béninois devra être un profil capable de conjuguer connaissance du terrain et compétences managériales. « Les acteurs ont estimé qu’il faut un président technocrate, capable de réformer la gouvernance, de mieux administrer et de mieux gérer les ressources du football », a expliqué Blaise Donou. Il précise que ce futur responsable devra également être une interface efficace entre la Fédération, le ministère des Sports et les autres partenaires.
La formation et le financement, des défis majeurs
Les discussions ont aussi largement porté sur deux piliers essentiels : la formation et le financement. Les participants ont rappelé que le ministère des Sports reste un partenaire majeur du développement du football national et qu’une meilleure organisation des mécanismes de financement est indispensable. « Les ressources doivent être disponibles au bon moment, car le football fonctionne avec des besoins immédiats. Sans moyens, il est difficile d’obtenir des résultats », a indiqué Blaise Donou. Au-delà du soutien public, les acteurs souhaitent également renforcer la recherche de financements privés, notamment à travers le sponsoring et les partenariats avec les entreprises.
Pas de choix de candidat, mais des critères définis
Interrogé sur les prochaines échéances électives, le président de Sitatunga FC a précisé que l’atelier n’avait pas pour objectif de désigner un candidat. « Nous n’avons pas sorti de nom. Plusieurs candidatures se dessinent déjà, mais l’essentiel est de définir les critères qui permettront de choisir le meilleur profil », a-t-il clarifié.
Les échanges devraient donc se poursuivre avec d’autres acteurs du football national afin d’élargir la réflexion et parvenir à une vision commune. Au terme de ces deux jours de travaux, les participants repartent avec une conviction : le football béninois doit poursuivre sa transformation en misant sur une gouvernance moderne, une meilleure organisation et une ambition à la hauteur des attentes du public sportif. En définitive, il s’agit de préserver l’héritage du président Mathurin de Chacus et tout son comité exécutif qui ont fait un travail titanesque.
La rédaction