La table ronde médiatique consacrée aux Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 qui auront lieu du 31 octobre au 13 novembre, a mis en lumière l’état d’avancement des préparatifs, les ambitions sportives et l’impact attendu de cet événement historique pour le Sénégal et l’ensemble du continent africain. Première édition des Jeux Olympiques organisée en Afrique, Dakar 2026 suscite une mobilisation sans précédent et nourrit de grandes espérances.
Des infrastructures en phase d’achèvement
Interrogé sur l’évolution des travaux d’aménagement des sites, Ibrahima Wade, Coordonnateur général de Dakar 2026, s’est montré particulièrement confiant : « Nous sommes très confiants et nous sommes satisfaits des délais que nous avons fixés. » Selon lui, les principales infrastructures seront achevées dans les prochains mois : « D’ici mars, nous aurons principalement terminé le village olympique, le stade d’athlétisme et celui de natation. » Une étape cruciale sera franchie dès le mois de mai : « D’ici mai, nous avons convenu avec le CIO et les membres de la Commission de coordination de passer à la phase de mise en place des sites. »
De son côté, Humphrey Kayange, Président de la Commission de coordination du CIO pour Dakar 2026, souligne l’ampleur du défi relevé : « Nous sommes passés à la phase de mise en œuvre de ces Jeux et tout le monde travaille en collaboration avec le comité d’organisation de Dakar 2026 et la Commission de coordination. » Il a également salué le soutien déterminant des autorités sénégalaises : « L’un des changements intervenus à la fin de l’année dernière a été le soutien massif apporté par le gouvernement. Le ministère et différents autres ministères se sont réunis pour s’assurer que le travail soit fait et que son avancement soit suivi chaque semaine jusqu’à son achèvement. »
Des sports d’engagement tournés vers la jeunesse
Au-delà des compétitions officielles, Dakar 2026 entend mettre en avant des « sports d’engagement », pensés comme des espaces de découverte et d’initiation pour la jeunesse. Ibrahima Wade explique : « Nous avons voulu profiter de l’organisation des Jeux pour donner l’occasion à ces fédérations internationales de présenter ces sports. Nous organiserons des démonstrations, des expositions, des présentations… et les jeunes auront l’occasion de les découvrir. »
Des athlètes internationaux seront également mobilisés pour inspirer les jeunes générations. Humphrey Kayange rappelle l’originalité du programme sportif : « Le programme sportif de Dakar a été le premier à s’adapter au contexte local. » Il insiste sur l’héritage attendu : « Les sports d’engagement seront abordés sous l’angle de la démonstration, de l’initiation et de la présentation aux jeunes. Nous espérons vraiment que l’héritage de cet événement leur permettra de continuer à se développer. »
Une opportunité historique pour le Sénégal et l’Afrique
L’organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse en Afrique représente un tournant symbolique et stratégique. Humphrey Kayange ne cache pas son enthousiasme : « Le continent est en effervescence. Je pense que c’est un événement monumental que les Jeux se déroulent pour la première fois en Afrique. » Pour lui, l’impact dépasse largement le cadre sportif : « Les Jeux Olympiques ont un impact sur la communauté. Nous verrons de futurs champions venir du Sénégal. L’Académie d’apprentissage permettra aux jeunes professionnels du Sénégal d’acquérir une expérience des événements internationaux.» Il ajoute : « C’est vraiment une opportunité pour le Sénégal et le reste de l’Afrique de voir comment le sport peut changer le discours dans un pays. » Même son de cloche du côté d’Ibrahima Wade : « Il y a une immense effervescence dans le pays. Les gens n’auraient jamais imaginé que les Jeux Olympiques puissent avoir lieu en Afrique. Il se passe quelque chose. Les Jeux ne sont pas encore là, mais les mentalités sont en train de changer. »
Au-delà de l’événement, c’est toute une vision qui se dessine : « Ce que nous pouvons apporter avec ces Jeux Olympiques, c’est la manière de développer une industrie du sport. »
Le sport comme levier de transformation
Humphrey Kayange, ancien international de rugby, a également livré un témoignage personnel : « Le rugby m’a ouvert de nombreuses portes, non seulement à moi, mais aussi à beaucoup d’autres jeunes. C’est une opportunité unique dans une vie. ». Convaincu du potentiel africain, il affirme : « Le continent recèle un énorme potentiel. Le Sénégal porte le flambeau et met l’Afrique à l’honneur. Nous invitons tous les membres du mouvement olympique à venir découvrir les Jeux sur le continent pour la première fois. »

Ibrahima Wade conclut sur la portée psychologique et symbolique de l’événement : « Les gens rêvent lorsqu’ils réalisent que les Jeux Olympiques vont se dérouler dans leur pays. Quelque chose est en train de changer dans l’état d’esprit du pays. Le Sénégal porte le flambeau au nom de toute l’Afrique. »
Dakar 2026 : plus qu’un événement, un héritage
À travers Dakar 2026, le Sénégal ne prépare pas seulement des Jeux ; il construit un héritage.
Infrastructures modernes, formation de jeunes professionnels, émergence d’une industrie sportive, inspiration pour une nouvelle génération d’athlètes : les enjeux sont multiples.
Pour la première fois, l’Afrique accueille les Jeux Olympiques. Et à entendre les responsables, il ne s’agit pas simplement d’organiser un événement, mais d’ouvrir une nouvelle ère pour le sport africain.
CMM