Lancé comme une boussole pour le développement du Bénin, le programme Bénin 2025 Alafia arrive à échéance en 2025. Conçu pour structurer la croissance économique, améliorer les conditions de vie sociales des populations et renforcer la gouvernance à tous les niveaux, il a guidé les politiques publiques durant plus de deux décennies. Alors qu’il arrive à terme, une question cruciale se pose : faut-il le renouveler ou opter pour une nouvelle vision stratégique de développement à long terme ?
Conçu comme une feuille de route stratégique pour transformer les secteurs clés tels que l’éducation, l’économie, l’environnement et la gouvernance, Bénin 2025 Alafia a marqué les politiques publiques de ces dernières années. Le programme avait pour ambition de faire du pays un modèle de développement économique et social.
*Un bilan entre avancées et limites*
Depuis son adoption, Bénin 2025 Alafia a inspiré plusieurs réformes. On note des progrès en matière d’infrastructures, d’éducation et de digitalisation de l’administration. Des initiatives ont aussi vu le jour pour améliorer l’environnement des affaires et attirer les investissements étrangers.
Cependant, certaines attentes n’ont pas été pleinement satisfaites. L’emploi des jeunes reste une préoccupation majeure, la diversification économique demeure incomplète et les inégalités sociales persistent. De plus, les mutations économiques mondiales et les défis climatiques imposent une adaptation constante des stratégies nationales.
*Trois options possibles*
À l’aube de 2025, plusieurs choix s’offrent aux décideurs béninois : Renouveler et ajuster le programme : Cette option consisterait à prolonger Bénin 2025 Alafia en intégrant les leçons tirées des succès et des échecs. L’idée serait d’améliorer les mécanismes existants tout en adaptant le programme aux nouvelles réalités.
Adopter une nouvelle vision stratégique : Un autre scénario envisage l’abandon du programme au profit d’un nouveau plan, aligné sur des perspectives plus actuelles, notamment en matière d’innovation, d’économie verte et d’industrialisation durable.
Privilégier une approche flexible et sectorielle : Plutôt que de s’engager dans un programme global, certains experts recommandent des stratégies adaptées à chaque secteur clé (agriculture, industrie, éducation, numérique) avec des objectifs ajustables en fonction des résultats.
*Un débat national nécessaire*
L’avenir du développement béninois ne peut se décider sans une large concertation. Gouvernement, acteurs économiques, société civile et citoyens doivent être impliqués dans la réflexion. Quelle que soit l’option choisie, elle devra tenir compte des évolutions du pays et des aspirations de la population.
Une évaluation rigoureuse du programme Bénin 2025 Alafia est indispensable pour tirer les leçons nécessaires avant d’adopter une nouvelle stratégie. L’avenir du développement national dépendra des choix qui seront faits dans les mois à venir.
Que faut-il privilégier : continuité ou rupture ? La réponse dépendra de la volonté politique et de l’adhésion des citoyens à la vision future du pays.
Boris MAHOUTO