Une décision justifiée par Washington au nom de la sécurité nationale et des lois américaines, qui marque une rupture diplomatique majeure.
Les États-Unis ont annoncé qu’ils refuseront l’entrée sur leur territoire aux responsables et diplomates palestiniens désireux d’assister à la prochaine Assemblée générale des Nations unies, prévue en septembre à New York. Selon un mémo du Département d’État, cette décision concerne directement le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, ainsi que d’autres membres de l’OLP et de l’AP. Tous les visas délivrés avant le 31 juillet ont été révoqués.
Le secrétaire d’État Marco Rubio justifie cette mesure par le non-respect du PLO Commitments Compliance Act (1989) et du Middle East Peace Commitments Act (2002). « Avant de pouvoir être considérés comme des partenaires crédibles pour la paix, l’Autorité palestinienne et l’OLP doivent renoncer au terrorisme, aux campagnes judiciaires devant la CPI et la CIJ, ainsi qu’à la quête de reconnaissance unilatérale d’un État », a déclaré le porte-parole adjoint du Département d’État, Tommy Pigott.
Le vice-secrétaire Christopher Landau a ajouté que les sanctions résultaient de la « glorification de la violence, de la promotion de l’antisémitisme et du financement direct de terroristes par le système dit ‘pay for slay’ ». Le mémo évoque également la volonté présumée de Mahmoud Abbas de proclamer une « déclaration constitutionnelle » d’indépendance lors de l’Assemblée, et dénonce la conférence franco-saoudienne prévue sur la solution à deux États comme une « victoire de propagande pour le Hamas ».
C’est la première fois que Washington prive une délégation étrangère entière du privilège d’assister à l’Assemblée générale, au moment où plusieurs dirigeants européens, dont Emmanuel Macron et Keir Starmer, se disent favorables à une reconnaissance de l’État palestinien.
CMM
inédit : Washington interdit à des responsables palestiniens de participer à l’Assemblée générale de l’ONU

Administrateur Général Adjoint de Cloche media monde